Avant les élections régionales
Venez nombreux !
à l'appel de l'association Bretagne réunie
Comment y aller ?
Site de la Fédération de Loire-Atlantique
de l'Union démocratique bretonne
Photo : la Tour Bretagne, à Nantes, vue du quai Henri Barbusse.
Venez nombreux !
à l'appel de l'association Bretagne réunie
Comment y aller ?
[L'article le plus consulté du 1er au 7 février. Ça promet !]
Le Sénat a adopté le 4 février 2010 une partie de la loi de "réforme" des collectivités locales, et a notamment discuté - en verrouillant les portes entr'ouvertes (Lire) - des textes permettant le rédécoupage des régions. Nous y reviendrons après une analyse plus poussée. Mais nous croyons utile à
l'édificationn des Bretons pacifiques et républicains de porter à leur connaissance l'intervention de Jean-Pierre Chevènement sur le sujet :
M. le président. La parole est à M. Jean-Pierre Chevènement,
sur l'article.
M. Jean-Pierre Chevènement. Monsieur le président, monsieur le secrétaire d'État, mes chers collègues, la volonté du Gouvernement est, me semble-t-il, de faire disparaître à terme – j'y
insiste ! – les départements, …
(...) Au départ, le Gouvernement avait prévu un vote dans l'ensemble des communes des départements
concernés. (Eh oui ! sur les travées du groupe socialiste.). Or il a été amené à faire machine arrière, comme il l'a fait – on l'a vu
hier ! – pour la transformation d'un EPIC, un établissement public à caractère industriel et commercial, en commune nouvelle, pour laquelle la commission a considéré qu'il faudrait un
vote de chaque commune concernée. C'est ainsi qu'est maintenant prévu un vote dans chacun des départements concernés. Cette même règle prévaudra à l'article 13 pour les régions.
Pour autant, évite-t-on le risque d'« OPA », amicale ou inamicale ? Je ne le crois pas.
Au demeurant, je m'interroge sur l'intention véritable du Gouvernement. Il est tout de même impensable que le Gouvernement ait pu élaborer ces trois articles en prévoyant un vote dans l'ensemble
des communes de tous les départements concernés et de toutes les régions concernées, sauf à croire que les personnes ayant rédigé ce projet de loi avaient la tête ailleurs ! Mais je demande
à être convaincu…
Où est donc la véritable intention du Gouvernement ?
En encourageant les fusions de départements et de régions, je crains que vous ne vous engagiez dans un processus dont vous n'avez pas réellement mesuré la portée ! Sans vous en rendre
compte, vous allez ouvrir la voie aux régionalismes, voire à certains ethnicismes, …
(...) Faudra-t-il, oui ou non, rattacher la Loire-Atlantique à la Bretagne, opposant ainsi les départements et,
par là même, les élus entre eux ? En Alsace, certains pourront avoir la tentation de créer une sorte de territoire « d'outre-terre » entre les Vosges et le Rhin, sur le modèle de
la Martinique. C'est en ces termes que se posera le débat !
Dès lors que l'on encourage ces fusions, comment pourra-t-on résister aux demandes de scission, de défusion ? Que répondrez-vous, monsieur le
secrétaire d'État, à ceux qui demanderont, par exemple, à Saint-Jean-de-Luz ou ailleurs, la création d'un département basque ?
Ce sont là, à mon avis, des évolutions qu'un législateur sage ne devrait pas encourager ! Même si je note les inflexions très importantes que la commission des lois a apportées en catimini
au texte initial du Gouvernement,…
M. Jean-Jacques Hyest, président de la commission des lois. Ah non ! Pas en catimini !
M. Jean-Pierre Chevènement.
C'est un plaisir rare pour un militant, et en l'occurrence un militant UDB : voir et entendre un des fondateurs de son parti, poète
reconnu en Bretagne depuis quarante ans, mais aussi aux Etats-Unis - dont il revient après trente-cinq ans - en Irlande, en France et ailleurs, parler avec une vérité sensible de son oeuvre
poétique et théatrale, de sa vie, de lui, des distances qu'il a prises au cours du temps avec une image qui ne lui convenait pas. Sur mon blog d'élu herblinois, j'en dis un petit peu plus sur la
soirée, mais je tenais ici à faire partager à mes camarades et à nos amis l'émotion liée à quelques-unes de ses anecdotes ou confidences au public, qui nous touchent d'une manière
évidemment un peu particulière.
Interrogé sur l'origine de son parcours de poète, il remonte très loin dans le temps mais, s'agissant de son besoin d'écrire pour être publié, il évoque avec simplicité une vente du
Peuple breton au Conquet, "qui avait assez bien marché", et qui avait été suivie de réflexions nocturnes dont avait finalement émergé la conscience claire de ce besoin.
A une autre question sur l'identité et son risque d'enfermement, il corrige : "Non, on ne parlait pas d'identité comme on le fait aujourd'hui. On n'est pas identique à soi-même dans le
temps. On évolue, on choisit de garder certaines choses, pas d'autres. La Bretagne de mon enfance n'existe plus", et puis, retournant une sollicitation peut-être un peu
appuyée : "Enfermés, les Bretons ? Non, je ne crois pas. Je trouve les Bretons d'aujourd'hui très ouverts, intéressés par beaucoup de choses dans le monde qui les entoure, curieux.
Peut-être qu'en venant de l'extérieur on peut ressentir un temps cette impression, mais elle s'estompe si on accepte de ne pas rester à l'écart".
Les citations sont de mémoire, je les espère fidèles, et j'insiste sur le fait que les deux heures d'écoute et de dialogue qui ont fait le bonheur du public de Paol Keineg le 2 février ne se
résume évidemment pas à ces courts extraits.
Un dernier mot : en sortant, j'ai acheté Les Trucs sont démolis(1), une anthologie
qui me permettra de pallier quelques carences anciennes, et Anna Zéro(2),
une version très personnelle, pour le théâtre, du personnage d'Anne de Bretagne.
(1) : Coédition Le Temps qu'il fait / Obsidiane, 2008.
(2) : Editions Apogée, 2002.
Illustration : Photo MF.
[L'article le plus consulté des 7 jours précédant le 4 février]
Le 30 janvier dans la grande salle de l'ancienne Manufacture des Tabacs à Nantes où se pressaient environ 350 personnes, Europe
Écologie a présenté les listes qu'elle présente dans chacun des départements des "Pays de la Loire", puisque l'élection est organisée dans ce cadre. Damien Perrotin, de
Saint-Nazaire, (photo du bas à l'entrée de la salle) représente l'UDB et Régions et Peuples Solidaires sur la liste de
Loire-Atlantique, en 13ème position. C'est dire que l'UDB ne cherche pas de place dans ce cadre régional mais soutient - comme aux élections
européennes - le choix qui lui paraît le meilleur. Et si tout ne lui convient pas, elle se réjouit de porter publiquement
avec ses partenaires des revendications auxquelles elle tient parce qu'elles sont capitales pour l'existence même et l'avenir de la Bretagne et des Bretons. Comme elle se réjouit
évidemment de partager des valeurs comme le développement durable ou l'écologie sociale.
On trouve dans le programme de la liste, outre l'engagement que nous avons déjà publié sur la réunification, qui figurera sur la profession de foi, des objectifs qui s'y rattachent même
avant la réunification, comme la mise en valeur de l'identité bretonne de la Loire-Atlantique, notamment dans les politiques culturelles et touristiques de la région
"Pays de la Loire", "comme le fait le Conseil général de Loire-Atlantique". La langue bretonne n'est pas oubliée : soutien à la filière bilingue, à la création d'un lycée Diwan et à la
formation des enseignants, généralisation de la signalisation bilingue sur les bâtiments ...et les trains !.
Certes, on ne trouvera pas tout ce que demande l'UDB ni forcément la formulation qu'elle aurait employée. Mais comment ne pas
saluer l'événement que constitue cette ouverture d'une des listes majeures de la compétition régionale ? Il faudrait, pour faire mieux, que nos critiques s'emploient davantage à
voter et faire voter UDB quand ils en ont l'occasion : il n'y a pas de mystère plus transparent dans les négociations !
Nous aurons naturellement l'occasion de revenir sur les engagements et la campagne au cours des semaines qui viennent.
Vous pouvez consulter d'autres vues de la réunion publique de lancement dans l'album EE Régionales, en haut de la colonne de droite. Cliquez
sur la micro-photo puis, après quelques secondes de mise en place, sur "lancer le diaporama".
Illustrations : en haut, une vue partielle du fond de la salle, très attentive - au centre, Jean-Philippe Magnen, tête de liste "régionale" au micro - en bas,
Damien Perrotin à l'entrée de la salle. Photos MF.
Le Peuple
breton du mois de février sort des presses lundi prochain, premier du mois. Nous en publierons le sommaire dès que possible, mais vous pouvez déjà prendre connaissance de sa
Une, ci-contre.
L'importance politique de ce Peuple breton est claire : c'est celui qui va accompagner les premières semaines de campagne pour les élections régionales des 14 et
21 mars. L'accord entre les composantes Verts, UDB et autres pour la constitution de listes communes dans la circonscription qui regroupe les départements de la "région" Bretagne était déjà
connu. Notre mensuel y revient bien sûr, mais le fait nouveau et important est évidemment l'accord intervenu dans la circonscription des actuels "Pays de la Loire" entre les mêmes composantes (en
gros). Il aura fallu plus de temps dans cette circonscription hétérogène pour formuler une position commune de la liste sur la question de la réunification de la Bretagne.
La Loire-Atlantique est en effet le seul département breton de la circonscription, et l'UDB la seule des formations en cause à être unanime et sans état d'âme sur l'objectif à atteindre.
L'accord ne serait évidemment pas intervenu sans l'engagement de la liste d'inclure dans son programme et dans sa profession de foi une position clairement favorable à l'engagement
du processus "devant permettre la réunfication", ce qui est donc le cas comme on le verra samedi lors de la présentation de cet accord.
Il est donc aujourd'hui acquis que l'une des trois principales listes en présence "portera" cette revendication, ce qui lui vaudra assurément un surcroît d'intérêt pour les électeurs de notre
département. C'est en tout cas une grande première, qui pourrait faire bouger des gens plus coincés !
Ce n'est pas une raison - au contraire - pour oublier notre invitation mensuelle : si vous n'êtes pas encore abonné(e) au Pauple breton, c'est vraiment le moment. Cliquez sur la Une,
imprimez le bulletin d'abonnement et suivez ses indications !
On peut en sourire cinq minutes, mais l'information va plus loin que l'anecdote. Adulée pendant des mois pour son exemplarité écologique (voir sa présentation), l'entreprise
Abalone-Intérim installée aux portes de Saint-Herblain est depuis quelques jours vouée aux gémonies par les adversaires du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes
(lire) .
Son PDG vient en effet de prendre position en faveur de ce projet, pour des raisons ...écologiques : mille fois plus de personnes actuellement exposées aux rejets de carburants.
Peut-être limité, mais écoutable, cet argument est appuyé par le déploiement d'une banderole "Pour l'aéroport" qui rappelle évidemment celles qui sont déployées contre. Provocation inutile,
publicité gratuite ? (l'entreprise sait faire parler d'elle) Les deux
peut-être, encore que la gratuité en termes d'image auprès d'un certain nombre d'écologistes encartés ou non ne soit pas évidente.
La question de fond est la suivante : est-ce qu'une approche écologique du projet d'aéroport débouche nécessairement sur le refus du transfert de Château-Bougon à
Notre-Dame-des-Landes ? Pour l'UDB, la réponse est : non, et il faudra bien un jour se poser d'autres questions écologiques ou autres que les
seules auxquelles répondent aujourd'hui - avec parfois de bons arguments - les adversaires du projet. Se poser par exemple celles-ci :
. Avec ses inconvénients, mais en facilitant les vols directs par rapprochement de demandes, l'implantation à N.-D.-des-Landes n'est-elle pas plus
écologique que l'implantation à Château-Bougon, qui génère des décollages intermédiaires pour Roissy ou Orly à partr de Rennes, Lorient ou Quimper ?
. Corrélativement, en invoquant l'ancienneté du projet de N.-D.-des-Landes (tout de même actualisé
!), les adversaires du projet se rendent-ils compte qu'ils attribuent d'éminentes qualités à des implantations imaginées
à une époque deux fois plus ancienne ?
. L'intensification et l'accélération continues des liaisons avec Paris - avec son
corollaire l'apauvrissement des liens locaux et transversaux - sont-elles des bases acceptables de développement durable(1)
?
La liste des vraies questions n'est pas close, et invite en réalité plus au respect mutuel et au dialogue qu'à l'anathème. Les seuls en droit de se plaindre à coup sûr sont sans doute les (ou
des) riverains d'aujourd'hui ou de demain.
(1) : Voir les cartes publiées par La
Documentation française. Ne négligez pas la petite carte en bas à droite, et posez-vous la question : à qui et à quoi profite le découpage actuel des régions ?
Illustration : photo issue du site de l'entreprise, comme la documentation mise en ligne.
(Article repris du blog www.stervlan-mf.info.)
Anne-Marie Kervern et Frédérique Le Nédellec, élues UDB de Brest, sont intervenues le 15 décembre au Conseil municipal pour dire ce qu'elles
pensent du "débat" sur l'identité nationale et sur les identités. Le site internet de l'Association des Elus progressistes de Bretagne (AEPB) publie cette intervention dont voisi le
début :
"Tout d’abord, nous sommes depuis sa création, hostiles à un ministère qui associe étroitement identité nationale et immigration, comme si l’une était menacée par l’autre, faisant, par cet
amalgame, des boucs émissaires potentiels des personnes d’origine étrangères vivant sur notre territoire.
"Ensuite, parler d’identité au singulier - les sciences humaines, heureusement, sont là pour nous le rappeler- est une aberration, les identités individuelles ou collectives,
étant toujours multiples, pluridimensionnelles, évolutives.
"Il n’est pas dérisoire de parler d’identité, mais comment donner un contenu fédérateur à une question aussi grossièrement posée, une question qui semble ignorer
que la France est de formation plurielle, qu’elle a des valeurs de références : liberté, égalité, fraternité, laïcité, diversité. (...)".
Pour lire l'ensemble de l'intervention, cliquer ici.
[L'article d'actualité le plus consulté entre le 12 et le 18 janvier 2010]
A l'automne 2007, Michel François1 avait pris - sans référence politique - l'initiative d'une pétition de lecteurs
d'Ouest-France pour demander le respect par le journal de ses lecteurs de toute la Bretagne, en cessant de censurer en
Loire-Atlantique les informations en provenance des autres départements bretons et, réciproquement, les informations en provenance de Loire-Atlantique pour ses lecteurs du reste de la
Bretagne. Vous pouvez prendre connaissance du texte de la pétition2, de la première liste de signataires et de la réponse de M. François-Régis HUTIN, datée du 28 novembre 2007.
Dans son style inimitable, le principal dirigeant du groupe Ouest-France lui affirmait ne pas être responsable du découpage administratif et respecter "bien évidemment" les lois de la
République. Comme personne n'a jamais pensé qu'il était responsable du découpage régional, et qu'aucune loi ne l'oblige à présenter toute l'information régionale dans ce cadre, il
aurait pu faire l'économie de ces propos et passer à l'essentiel au lieu de s'aventurer à prétendre comme il le fait (voir sa
réponse) : "En [pages] Loire-Atlantique, nous publions beaucoup de nouvelles venant de la Bretagne
administrative".
Depuis lors en effet, Jean-Paul, l'un des signataires de la pétition, épluche chaque année en décembre les pages régionales et départementales d'Ouest-France paraissant ce mois-là en
Loire-Atlantique. Le résultat de sa dernière étude (décembre 2009) sert de base à la carte ci-dessus, où la surface des départements est
proportionnelle au nombre d'informations en émanant (cliquez dessus pour obtenir la carte àriginale et les chiffres), et leur couleur à la "région" à
laquelle ils sont rattachés. Elle se passe de commentaire : le découpage de l'information régionale par Ouest-France pour ses lecteurs de
Loire-Atlantique - un des cinq départements bretons, comme le reconnaît M. Hutin dans sa réponse - accorde treize fois moins de place au reste de la Bretagne qu'au reste des "Pays de
la Loire". On a tout su en leur temps des élections municipales de Sillé-le-
Guillaume ou de Luçon, et pour ainsi dire rien de celles de Vannes ou de Brest. Alors que, je le répète, rien
n'oblige Ouest-France a traiter ainsi des lecteurs aussi Bretons que les autres et auxquels le journal n'a jamais demandé leur avis (et
pour cause : il le connaît !).
Ajoutons à cela qu'Ouest-France ne qualifie pratiquement de "breton", en Loire-Atlantique, que ce qui relève de l'engagement politique ou culturel. Les élus UDB peuvent être qualifiés
d'élus "bretons". Pourquoi pas les autres ? Un amateur de steel drum (photo) est-il moins breton qu'un joueur de bombarde, un Herblinois noir moins qu'un Herblinois blanc3 ? Mais dans une
logique de débretonnisation, il faut que la bretonnité soit extérieure, ancienne ou confinée. Les trois si possible. Nous sommes servis !
L'étude de Jean-Paul est consultable ici.
(1) : Aujourd'hui conseiller municipal UDB de Saint-Herblain. L'article est extrait de son blog d'élu..
(2) : La pétition sur Internet a progressé de manière accélérée jusqu'à 900 signatures, puis le nombre quotidien de signatures est brutalement passé d'une cinquantaine à quelques-unes
sur le site spécialisé, où son texte s'est soudain vu accompagné de publicités "automatiques" pour Ouest-France... Je l'ai arrêtée, pas forcément définitivement.
(3) : Nous avons tous plusieurs identités et le droit aussi bien d'en revendiquer certaines plus que d'autres que de les revendiquer successivement ou pas du tout. Personne en revanche n'a
le droit de nous en imposer une ou de nous priver d'une ou plusieurs d'entre elles, fût-ce en se parant de la qualité de "citoyen du monde". Le rejet des minorités ne donne aucun titre à cet
égard, bien au contraire.
Photo du bas (batterie de steel drums) : extraite du site de la circonscription
académique.
L'expérience aidant,
on y regarde plus d'assez près, et hop ! c'est la cata...
Si vous avez acheté le calendrier 2010 des prénoms bretons (photo) édité par les Presses populaires de Bretagne (PPB), gardez-le précieusement ! Ce sera bientôt un rarissime
objet de collection. En effet, sous l'intitulé 2010, il y a un calendrier ...de 2011 ! Evidemment, ça se remarque davantage ces jours-ci qu'au milieu de l'été 2009...
L'imprimeur a volontiers reconnu son erreur, et procède à un tirage rectifié. Les PPB, qui ont signé le bon à tirer, l'avalent courageusement et, après ces voeux un peu décalés, présentent
toutes leurs excuses aux acquéreurs et à leurs éventuelles victimes doublement innocentes.
Bien sûr, ces acquéreurs pourront se faire connaître et obtenir sans frais le calendrier rectifié.
D'ores et déjà, si vous êtes dans ce cas, vous pouvez vous signaler par un message sur ce blog (cliquez sur "contact" en haut de la colonne de droite). Indiquez votre nom, votre
adresse, un numéro de téléphone où vous pouvez être joint(e), et le nombre de calendriers acquis. Dès que le nouveau tirage sera reçu, l'UDB prendra contact avec vous.
Et si vous connaissez d'autres acquéreurs de ce calendrier, merci de les informer de ce gag qui peut avoir des conséquences désagréables.
Avec nos
meilleurs voeux ... et le billet de Ronan Leprohon, rédacteur en chef du Peuple breton, dans le premier numéro de 2010, qui sort demain 4 janvier et vous
parviendra dans les jours suivants si vous êtes abonnés.
En cliquant sur le billet ci-dessus, vous pourrez consulter l'ensemble de la page Sommaire.
C'est
devenu une habitude hivernale : pointer du doigt l'insuffisante production électrique de la Bretagne, agiter le grelot du risque de panne, et souligner avec des airs entendus que son
refus des centrales nucléaires ne l'empêche pas de consommer l'électricité nucléaire produite par les autres...
Passons sur les capacités de décision ainsi attribuées à la Bretagne. Si c'était le cas, la France qui, selon le dossier de presse de RTE1, a
produit 549 milliards de kilowatts-heures en 2008, et n'en a consommé que 486, n'aurait sans doute pas eu à importer les 46,6 milliards de kwh qui
lui ont manqué pour passer l'hiver !
RTE, qui se gargarise d'un solde annuel exportateur - que les chiffres ci-dessus confirment - ne va pas jusqu'à prolonger son bilan énergétique par un bilan
financier. Or, les kwh mendiés l'hiver par la France lui coûtent beaucoup plus cher que ceux qu'elle vend le reste du temps. Pourquoi ? Obligée de vendre
ses surplus de production nucléaire pendant l'année, elle les vend à bas prix, et qu'obligée d'acheter en hiver le complément d'une production momentanément insuffisante, elle achète au prix
fort. Les choix français du tout-nucléaire et du chauffage électrique, intimement liés, sont les responsables de cette situation. Pas la Bretagne.
A propos des "insuffisances" de celles-ci, qui ne produirait que 8 % de l'électricité qu'elle consomme, observons que les chiffres cités pour la "Bretagne" concernent la seule Bretagne
résiduelle (c'est-à-dire sans la Loire-Atlantique). Or, de l'aveu même des commentateurs inspirés par EDF, 30 % de la consommation de cette circonscription est fournie par la
centrale électrique de ...Cordemais en Loire-Atlantique ! Ce qui fait déjà 38 % de la consommation considérée, comme le fait remarquer un communiqué de la section UDB de Nantes.
En tenant compte de la production de Cordemais consommée en Loire-Atlantique, on reste loin des "insuffisances" annoncées.
Autre "détail" : la production et la consommation d'énergie ne se réduisent pas à la production et à la consommation d'électricité. Or la Bretagne importe et traite d'autres
produits énergétiques tels que le pétrole, le gaz naturel ou le charbon. Toutes énergies confondues et converties en équivalents-pétrole, la seule Basse-Loire assure plus
de 10 % de l'approvisionnement énergétique de la France !
Ces quelques indications jettent une indispensable lumière sur le caractère de la campagne intéressée que nous subissons. Un prochain Peuple breton reviendra sur le sujet de
façon beaucoup plus complète (encore une bonne raison de vous abonner !).
En toute hypothèse, nous n'avons pas à être désignés comme bouc émissaire par les responsables des choix qui sont réellement en cause.
(1) : Réseau de transport d'Electricité (démembrement d'EdF).
Illustration : la centrale thermique de Cordemais, vue de la Loire (cliché nantes.fr).
Au cours de ses quatre premières années d'existence ce blog a reçu 66 773 visites.
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