La saison des débats d'orientation
budgétaire dans les communes permet de pousser quelques idées.
Devant le conseil municipal de Saint-Herblain, le conseiller UDB, Michel François, a mis en évidence l'inéquité du système français d'impôts locaux et les effets de la centralisation, en
rapprochant :
. d'une part la proximité en valeur absolue des montants cumulés de taxe d'habitation et de taxe foncière demandés aux contribuables "moyens" de
Saint-Herblain (1 511 €) et de Neuilly-sur-Seine (1465 €) ;
. d'autre part les énormes différences entre les réalités économiques et humaines des deux communes, en termes de superficie (30,3 km² / 3,73 km²), de revenu moyen
(15 600 € par an / 62 600 €) ou de catégories sociales (10,5 % de cadres et professions intellectuelles / 47,6 %) et ainsi de suite. Les chiffres de Saint-Herblain sont cités
ici les premiers, on l'aura compris.
Les conseillers herblinois ont souri en apprenant que Neuilly comptait, sur ses 3,73 km², 91 établissements scolaires, dont 27 collèges et autant de lycées qui, il est vrai, n'ont pas tous une
foule d'inscrits, c'est le moins qu'on puisse dire.
Pour lire ce passage de l'intervention, cliquer ici.
Pour apprécier l'ambiance dans un établissement neuilléen multi-niveaux pratiquant l'immersion bon chic bon genre, cliquer là. Et bien noter que les sites Internet de beaucoup d'établissements neuilléens sont beaucoup plus avares d'images que cet établissement à vocation
internationale.
Illustration : image Clipart. Les immeubles de ce type sont beaucoup plus nombreux à Neuilly que les pavillons avec garage et petit jardin. Il y a aussi de luxueux et confortables immeubles
récents dans des parcs...
Le site du
Télégramme traite largement ces jours-ci du thème de la réunification. On rêve de nouveau ici d'une édition locale de ce quotidien...
On y trouve ce matin (6/12) les positions très favorables
d'Alain Esnault, président de Produit en Bretagne, et de Jean-Yves Le Drian. On a pu également y lire un entretien d'Yves Corre avec le géographe
Jean Ollivro, dans lequel sont évoquées, en rapport avec la Réunification, les activités et les possibilités maritimes de la Bretagne et l'équilibre entre Haute et
Basse-Bretagne. Lire
l'entretien.
Photo : le professeur Jean Ollivro (à droite), s'entretient avec Émile Caer lors d'un colloque organisé à Nantes par Bretagne
réunie en 2007.
[L'article le plus consulté du mois de janvier
2010 et l'un des plus consultés du blog, via les moteurs de recherche]
Selon une étude publiée par Le Monde (21/10), les 2500 salaires les plus élevés ont augmenté en moyenne, en
France, de 51 % entre 1988 à 2006. Pas mal, mais les autres salaires ont aussi souvent augmenté, et l'inflation n'est pas nulle ?
Objection valable, mais l'étude précise : le montant moyen de ces 2 500 plus hauts salaires était en 1988 38 fois supérieur au revenu médian (qui sépare en deux moitiés
égales les salariés qui touchent plus et ceux qui touchent moins). Et en 2006, ce montant moyen des 2500 plus hauts salaires représentait 54 fois le salaire
médian1.
Sarkozy nous dira-t-il qu'ils ont travaillé 54 fois plus que les autres au lieu de 38 fois plus ?
Faut-il rappeler que les 2 500 plus hauts salaires sont fortement concentrés en région parisienne ? Et que c'est encore pire entre les plus hauts
revenus et les autres ? Voilà encore un bon moyen pour Paris de jouer la pieuvre.
Et ...un grand merci à la "République" jacobine, dont la centralisation est le puissant moteur de ces transferts et inégalités.
(1) : Actuellement en France, le salaire médian net est un peu supérieur à 1 500 €. Le salaire moyen net est supérieur (1800 €) en raison du poids des très très hauts revenus...
Olivier de Grandmaison est un bon professionnel de l'agriculture et de la commercialisation de ses produits.
Un de ses grands domaines d'action est la mâche, la célèbre mâche du Pays nantais, à laquelle il assure une publicité de qualité. Voir par
exemple ici.
Président du bureau interprofessionel Mâche et de la section régionale "mâche", la dimension "régionale" semble hélas avoir dangereusement affaibli ses défenses contre la ligériose.
Il a en effet présenté, lors qu'une régente assemblée générale à Pont-Saint-Martin (44, sud-Loire), une nouvelle association professionnelle baptisée - mais oui - Mâche Pays de la Loire.
Si on voit bien ce que le sable de Loire apporte à la culture de la
mâche, la plus-value tirée du nom de la région fictive est moins évident, sauf pour les zélateurs de la "région", experts dans l'art d'en placer le nom.
La coquecigrue (animal formé de parties d'autres animaux) étant devenu symbole de cette "région" hétérogène depuis sa campagne de promotion de
2007 (photo), il est juste de récompenser ceux qui la servent. Olivier de Grandmaison brigue-t-il la distinction de porte-plumeau ?
Notre grand confrère Presse-Océan - L'Éclair a carrément glissé sur un camembert, dans son numéro du 27 septembre, en plaçant Saint-Maclou et le Calvados en Bretagne, qu'ils
ne touchent qu'à travers la Manche. Certes, l'article est placé dans une rubrique "Grand Ouest", mais ça sent tout de même l'erreur... Allons-nous voir le calva sortir des fûts de Guenrouët
?
Bah ! N'en faisons pas tout un fromage.
La fiscalité française atteint des sommets dans l'art du faux-semblant.
En décidant de financer la généralisation du revenu de solidarité active (RSA) par une taxe de 1,1 % sur les revenus du capital, M. Sarkozy se donne l'image d'un président qui "trouve normal de
faire payer les plus riches".
Les plus riches ? Mais les plus riches, grâce au "bouclier fiscal" créé par le
même Sarkozy, ne paieront cette taxe que le temps de se la faire rembourser... Le "bouclier fiscal" limite en effet à 50 % des revenus le montant total des prélèvements fiscaux
effectués au titre de l'impôt sur le revenu, de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), de la contribution sociale généralisée (CSG) et de la contribution au remboursement de la dette
sociale (CRDS). Certains petits revenus profitent un peu de ce bouclier (retraités propriétaires par héritage d'une maison qui a pris de la valeur sur la côte, par exemple). Mais les plus gros
bénéficiaires sont les plus gros revenus : selon une étude du Syndicat national unifié des Impôts (SNUI), 18 000 personnes assujetties à l'impôt sur la fortune se verront rembourser en 2009
un total de 564 millions d'euros d'impôts payés en 2008, dont 250 millions pour les seuls 1000 revenus les plus élevés.
Autant dire que, d'ores et déjà, les hauts revenus échappent en fait à tout impôt de solidarité.
La taxe de financement du RSA s'ajoutera à la liste, et les vrais financeurs du RSA seront les catégories moyennes et inférieures, qui ne sont ni bénéficiaires du bouclier fiscal ni en mesure de
répercuter la taxe sur leurs clients ou leurs locataires, mais qui disposent d'une petite ou moyenne épargne.
Après avoir réduit à presque rien les droits de succession pour les grandes fortunes (pour les autres, c'était déjà fait) et l'ISF, mais laissé la TVA au niveau où l'avait porté Juppé, Sarkozy
continue à tenir ses promesses, déguisé en petit frère des pauvres.
Et la gauche française bafouille, apparemment incapable de tenir un discours centré sur l'essentiel.
Illustration d'après un extrait de blog
consacré à Picsou.
" Les actionnaires européens font un beau coup, mais les responsabilités sociales, tout le monde s'en fout !". Tel était en substance le jugement d'un syndicaliste
nazairien, cité en octobre dernier par l'excellent site "herblinois" Mer et Marine (www.meretmarine.com) après le rachat, par le Coréen STX Shipbuilding, de 39,2 % du capital d'Aker Yards.
Le Peuple breton avait rendu compte, en son temps, de la vente des chantiers de Saint-Nazaire et Lorient par Alstom à Aker Yards en 2006, il y a moins de
deux ans. Un rachat par une entreprise connue de la construction navale, et en tant que tel plutôt rassurant.
Alstom vend à Aker Yards, Aker Yards vend au Coréen STX, et après quelques moins de réflexion, l'Europe donne son accord puis, le 22 mai, à leur tour, les actionnaires d'Aker Yards, réunis à
Oslo. Entre temps, Kjell Inge Rokke, le patron historique du norvégien Aker Yards, s'est dégagé d'une partie de son groupe de construction navale. C'est la vie ...économique, dans laquelle compte
pour rien la vie des salariés, soit 2880 personnes en Bretagne auxquels il faut ajouter les salariés de la sous-traitance, les familles ...et ceux qu'elles font vivre...
La région factice peut bien faire des moulinets, le soutien concret qu'elle apporte à notre industrie-phare depuis deux ans pèse autant qu'elle, c'est-à-dire pas grand'chose. Elle pourrait
donner la main à la France sarkozyenne, mai celle-ci se lave les siennes de tout ce qui peut nous arriver.
/article.cfm?id=105849
OUEST-France avait publié en page Bretagne (B4) un intéressant article sur le logo "Produit en Bretagne" et sa perception par le public et les
consommateurs. Quoique intéressée au premier chef, y compris par ses entreprises adhérentes (dont celle du président de l'association), la Loire-Atlantique n'avait pas eu droit à cette
publication, et nous nous en étions émus dans notre article du 20 février "Bretagne, la preuve par l'économie", qui s'achevait par un "Chiche !" adressé au journal en lui
suggérant de réparer l'oubli, l'information n'ayant rien perdu de son intérêt.
Pour cette raison ou d'autres, OUEST-France a effectivement publié l'article le 27 février en page "Loire-Atlantique", et l'on peut voir ci-contre que ce n'est pas un entrefilet. Si cet article
vous a échappé, retrouvez vite votre journal ou demandez à le consulter dans votre rédaction locale.
L'article dispensera les entreprises de Loire-Atlantique de longues et coûteuses études de marché sur l'intérêt économique et commercial de l'image de la Bretagne !
Le Comité local nantais de Bretagne réunie vient de diffuser cette affichette visible dans l'entrée du magasin Auchan de Saint-Herblain (près de
l'immeuble du Sillon de Bretagne), qui certifie l'adhésion de ce magasin à l'association Produit en Bretagne.
Faites connaître cette adhésion et prenez contact avec Bretagne réunie et ses comités locaux (voir liens en colonne de droite).
Autres membres de Produit en Bretagne en Loire-Atlantique : Auchan Trignac, transports Sopitra, Système U ouest, Prodim Ouest (grande distribution), LU France, Ecofore (matériel de
forage),Drouet frères (vins), Confiserie Bonté-Pinson, Carrefour Grand Ouest, Cantor Industries (litières pour, chiens et chats), Alexis Sauvion (confitures), et bien sûr les Salines de Guérande,
dont le PDG est président de Produit en Bretagne.
OUEST-France a récemment publié en page Bretagne un grand article sur la notoriété de l'association, d'où il ressortait (entre autres chiffres) que le label
était favorablement connu de 80 % des consommateurs de Loire-Atlantique ...auxquels le quotidien a censuré l'information... Non, François-Régis, rien ne t'y oblige ! Et le contenu de l'article n'ayant rien perdu de son intérêt, tu peux même encore te rattraper ! Chiche...
Conseillère régionale UDB du "reste de la Bretagne", Mona Bras s'est exprimée sur le thème de la pêche au cours de la session des 7 et 8 février derniers.
Le texte de son intervention, qui concerne évidemment aussi la Loire-Atlantique (150 unités de pêche entre La Turballe, Le Croisic, Saint-Nazaire et Pornic) peut être
consulté ici.
Le conseil régional de la région factice imposée (aussi) à nos pêcheurs et à ceux qu'ils font vivre pourra en prendre de la graine... Sinon, attention aux réactions
des ports de pêche de Château-Gontier, Craon, Sillé-le-Guillaume, Baugé, Beaupréau, etc !
A vous la parole