Selon un sondage IFOP/Journal du Dimanche, 76 % des Français jugent que le PS n'a pas de réponse à la crise économique, et 69 %
qu'il ne ferait pas mieux que la droite (30 % d'un avis contraire).
Le Conseiller régional PdL Christophe Clergeau (PS) , qui trouve dans le "sondage" anti-réunification du 7 mars (voir informations ci-dessous) des raisons de "fermer le dossier de la
réunification de la Bretagne", ne trouve-t-il pas que ce sondage catastrophique sur la perception de son parti doit conduire sans tarder à fermer le dossier "Parti socialiste" ?
Mais nous, nuos ne sommes pas forcément pressés. Quand il voulait vraiment le pouvoir pour changer la société, le PS a su défendre - avec d'autres - beaucoup de revendications économiques,
culturelles, sociales des Bretons, dont la réunification. Ce n'est pas impossible de repartir dans le bon sens.
Le PS d'aujourd'hui classe la réunification dans les manoeuvres de Sarkozy (à qui la faute ?) et fait un seul sac poubelle de revendications qui n'ont pas attendu Sarkozy et du programme
politique appliqué par ce dernier depuis deux ans (grâce à qui ?). Unissons-nous, dit-il comme d'autres, contre l'intention cachée de Sarko, qui serait notamment de liquider les
régions.
Soit, mais le meilleur moyen de contrer de telles attaques n'est-il pas de disposer de vraies régions, aimées et soutenues par leurs habitants ? L'UDB en propose quatre fortes au lieu de six
faibles dans l'Ouest. Il faut se dépêcher à les mettre en place ! Le reste est bavardage et conciliabules. Des régions comme les PdL sont pain béni pour le renforcement de la
centralisation.
Quasi-suppressions hypocrites de l'Impôt sur
la fortune et des droits de succession, bouclier fiscal, démantèlement des 35 h, renflouement des banques spéculatrices, atteintes programmées à la timide régionalisation Defferre, médias offerts
à la finance, etc : les amis de M. Sarkozy ne savent quoi offrir au parti socialiste pour lui permettre de dénoncer leur politique et de préparer la relève. Les électeurs en rajoutent une
couche en confiant la majeure partie du pouvoir régional et départemental à ce même PS. Le pouvoir est à ramasser.
Hélas ! Le seul ring visible est celui où s'affrontent les prétendants à la direction du dit parti. Pendant que Sarkozy détricote le tissu social, le PS se déchire à coups de sabre. Le bruit des ambitions couvre la plainte des citoyens.
Le PS ne paie-t-il pas, entre autres, son choix séculaire en faveur de la centralisation étatique pour atteindre et conserver le pouvoir ? L'État centralisé est l'instrument historique de la droite, qui fusionne autour de lui tous ses intérêts : pouvoir d'Etat, pouvoir financier, pouvoir des médias, pouvoir culturel, pouvoir de mise au format des hauts fonctionnaires, etc... En y calant son organisation pour faire émerger ses dirigeants, former ses cadres, constituer ses écuries, le PS ne se condamne-t-il pas à n'accéder au pouvoir que pour de brèves périodes, et pour une politique autre que celle qu'on attend de lui, mise en oeuvre avec les alliés qu'il trouve dans la pépinière ?
Le peuple est tout en bas, résigné, prêt à voter de nouveau "utile" si on le lui demande. Et la relève des septuagénaires collectionneurs de mandats se prépare fébrilement au sein des élites présélectionnées, où l'on compare, exemples en mains, l'intérêt des différentes filières...
Au-delà d'une facile ironie, qui s'en réjouit ?
.
Les "portails" rivalisent d'inventivité et d'humour pour nous submerger de conseils de séduction.
Voici un extrait du portail Hotmail sur le sujet (30 octobre) :
Depuis des mois, Mathieu se lamentait. Personne ou presque ne visitait sa page. « J’ai réalisé
que mon profil était aussi excitant qu’un week-end pluvieux en Bretagne », se souvient ce consultant en marketing. Un jour, il décide de prendre une heure pour tout
réécrire afin d’optimiser son profil. Quelques heures après, la magie opère, sa boîte aux lettres déborde.
Allez, vous voyez bien que c'est facile de draguer ! Une heure, ce n'est rien, quand même !
Ah ? Vous vivez en Bretagne ? Pas de chance vraiment... Enfin : bon courage !
C'est ça, mon gars. Laisse-nous encore un peu en paix... Ça nous fait tellement de bien.
Les raisons d'apprécier un syndicat sont diverses, et le choix en la matière est évidemment l'affaire de chacun.
Nous manquerions toutefois à notre devoir d'information en ne signalant pas que la page d'accueil de l'Union départementale CFTC de Loire-Atlantique échappe à toute trace de
ligériose : on y trouve non seulement des hermines, mais du breton. Eh bien bravo !
Chacun peut le constater en cliquant ici.
Jörg Haider, porte-drapeau de l'extrême-droite autrichienne de filiation nazie, a trouvé la mort le 11 octobre dans le véhicule dont il était
le conducteur (fürher) et qui s'est retourné. Son parti venait de retrouver une audience lui permettant de participer au gouvernement autrichien.
Nous avons eu l'occasion d'évoquer ici le nom de Jörg Haider à propos de son attitude hostile au bilinguisme dans la Carinthie dont il était gouverneur.
L'émotion et - pratiquement - les hommages de la classe politique autrichienne font froid dans le dos.
Rien à voir naturellement mais, en France cette fois, toujours dans la rubrique Conduite : la voiture officielle
d'un président de "région" a du changer de conducteur, le chauffeur ayant été pointé à 150 km/h. Le Président aura ainsi pu démontrer au volant son légendaire attachement à l'ordre
républicain.
A cinq jours de la
grande Festimanif Bzh+ de Nantes, le Gouverment a retiré son projet de loi sur l'encadrement des pratiques amateurs, qui frappait directement les expressions les plus
populaires de la culture bretonne, sans avantage aucun pour les professionnels du spectacle (dont les revendications ne doivent pas pour autant être oubliées).
La mobilisation contre ce projet a tout naturellement rejoint - et à Nantes ! - d'autres revendications comme la réunification de la Bretagne et la compétence régionale en
matière notamment de langue et culture bretonnes. C'est à l'évidence cette jonction qui a fait reculer le pouvoir centralisateur, comme ce fut le cas l'an dernier pour la carte judiciaire.
L'erreur serait bien sûr de se laisser démobiliser par cette première victoire. La preuve vient d'être magistralement apportée qu'en unissant les forces de ses cinq départements,
la Bretagne peut se faire entendre1 .
Venons plus nombreux encore à Nantes samedi !
1. La Bretagne réunifiée intéresse même ses voisins. C'est ainsi qu'il faut comprendre la décision de nombreux artistes amateurs du
Puy du Fou de venir à la Festimanif. Rien ne serait moins isolé qu'une Bretagne réunifiée, sauf si certains en tiraient argument pour la diluer...
Le fichier EDVIGE a été créé par un décret du début de l'été, malgré un
avis défavorable de la Commission Nationale Informatique et Liberté (CNIL)
Il n'apporte rien au fichage des délinquants, mais permet d'enregistrer des informations de tous ordres, notamment relatives à la santé, aux activités
professionnelles ou aux préférences sexuelles, des personnes de 13 ans et plus (ou des groupes) susceptibles de commettre un délit, ou de
solliciter un mandat politique ou syndical, ou de représenter peut être un jour une menace pour l'ordre public. Voir le site du
ministère de l'Intérieur.
Ce fichage, qui représente à l'évidence une restriction des libertés, ne pouvait être autorisé que par le Parlement (article 34 de la Constitution). En choisissant le décret, le
gouvernement a choisi d'éviter le débat et la probable censure du Conseil constitutionnel. Il s'est du même coup installé dans l'illégalité et l'inconstitutionnalité.
Pour ces raisons, et d'abord pour le danger qu'il représente pour tous, il faut que ce fichier soit retiré. Pour signer la
pétition exigeant ce retrait, déjà signée par l'UDB, cliquez sur la vignette EDVIGE en tête d'article, ou sur le
lien suivant, que vous pouvez diffuser :
http://nonaedvige.ras.eu.org/petitions/index.php?petition=2&pour_voir=oui&lettre=6
Attention : le fonctionnement normal de ce lien a été temporairement interrompu dans la matinée du 10 septembre. En cas d'échec, réessayez ultérieurement.
Dans son édition datée du jeudi 3 juillet,
Le Monde publie une tribune de Mme Rama Yade (photo), secrétaire
d'État aux affaires étrangères et aux droits de l'homme. Cette tribune est consacrée à un bilan de la politique française contre l'homophobie. Mais, aussi intéressant soit-il, ce n'est pas le
fond qui retient ici notre attention, mais le fait que Mme Yade traite dans cette tribune de politique intérieure française.
Disons-le tout de suite, cela nous paraît normal ! puisqu'elle est secrétaire d'État aux affaires étrangères et
aux droits de l'homme, qui nous semble-t-il n'ont pas de frontières.
Mais alors ? Où est le problème ?
Le problème est que Mme Yade était à Nantes le lundi 30 juin pour l'ouverture du 3ème forum mondial des droits de l'homme, que son avis a été sollicité sur la question de
la partition arbitraire de la Bretagne par une délégation de manifestants, et qu'alors son cabinet, désigné par elle comme interlocuteur, s'est défilé en expliquant que certes Mme Yade est
secrétaire d'État aux droits de l'homme, mais auprès du ministre des affaires étrangères et que, en substance, elle n'était donc pas habilitée à parler de l'atteinte aux
droits de l'homme que représenterait la partition de la Bretagne !
Les droits de l'homme homosexuel français, oui, les droits de l'homme breton, non. Où est la cohérence ? Les homosexuels français sont-ils des étrangers ?
La cohérence, il n'y en a pas. Il y a simplement une discrimination de plus, alors qu'on lit dans Le Monde sous la plume de Mme Yade :
"S'il est une identité de la France, en cette année où nous commémorons le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, c'est bien l'universalité des
droits fondamentaux."
Quelle universalité, Madame ?
La photo de Mme Rama Yade est extraite du site officiel du ministère des affaires étrangères (www.diplomatie.gouv.fr).
Les six élus UDB de l'agglomération nantaise1 (Communauté urbaine Nantes-Métropole et Treillières) viennent d'adresser au président de
Nantes-Métropole, Jean-Marc Ayrault, un message tendant à donner le nom d'Aimé Césaire à l'un des ponts de Nantes : un des deux nouveaux ponts prévus sur les bras de Pirmil et de
La Madeleine (sur la Loire en amont des autres ponts de Nantes) ou même ...le pont de Cheviré, qui franchit en aval, à 52 m de hauteur, l'estuaire jadis emprunté par les navires
négriers en partance vers l'Afrique et les Amériques.
Pour les élus UDB, ce choix serait un hommage mérité à l'homme d'action et poète qui restera à tout jamais le chantre de l'identité nègre et de la liberté de l'homme debout. Ce
serait aussi un message au monde sur le dialogue des cultures et l'universalité du combat des Droits de l'Homme dans lesquels Nantes se plaît à se reconnaître2. Ecoutons sur ce point Aimé Cesaire, qui peut être traduit en breton comme en 6 000 autres langues : "Plus nous serons nègres, plus
nous serons des hommes !3 ".
Pont monumental lui-même entre le Nord et le Sud (aux sens les plus larges), entre les continents et les îles, entre des cultures à la fois différentes et métissées, qui permettent à chacune et à
chacun de s'épanouir et d'échanger loin des images dégradées et dégradantes de l'Autre, Aimé Césaire nous délivrerait ainsi durablement son message, tandis que serait
ouvert au public le Mémorial à l'Abolition de l'Esclavage, en construction le long du Quai de la Fosse.
1 : Maïté Callet-Pellen et Pierre Even (Nantes), Michel François (Saint-Herblain),
Jacques Lebreton de Vonne (Indre), Marcel Marc (Couëron) et Pierre-Yves Le Floch (Treillières).
2 : Nous y reviendrons à propos du 3ème Forum international des Droits de l'Homme, qui se tient à Nantes du 30 juin au 3 juillet, sous l'égide d'une association nantaise comprenant
...la "région" des Pays de la Loire, ce qui pose pour le moins question...
3 : Lire dans le même esprit la conclusion du Discours sur la Négritude. Aimé
Césaire parle de l'identité. Précision sur le mot solipsisme : manière de pensée selon laquelle la réalité du monde se trouve dans l'idée qu'on s'en
fait.
L'ancienne direction du FCN avait "désherminé" le blason du club, au grand
mécontentement des supporters (parmi d'autres sujets de mécontentement !), qui ont vivement réclamé au nouveau propriétaire, le Polonais Waldemar Kita, le retour des
hermines. Une étude a été faite sur la base des souhaits des supporters. Il en est résulté trois propositions, toutes herminées, et un avis par Internet a été sollicité. A près de 3000 réponses,
le "blason n° 2" (photo) arrivait en tête avec 60 % des avis.
Waldemar Kita n'a caché ni ses préférences, ni ses motivations :
"Ma préférence va à celui qui répond le mieux au cahier des charges. Nous sommes le club d'une ville, Nantes, d'une région, la Bretagne, et nous sommes une équipe de footballeurs, pas
de marins. Nous nous inscrivons dans la tradition".
A en juger par les commentaires des supporters et du public sur le site de Nantes.maville, où l'on peut toujours voter, le choix est massivement approuvé, avec des arguments qui ne s'arrêtent pas toujours aux limites du stade !
Et vive la Pologne, Monsieur !
[Et toi, Jacques, qu'est-ce que t'en penses ? T'en fais une tête ! (photo)]
A vous la parole