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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 10:29

[L'article le plus consulté entre le 26 avril et le 24 juin 2010]

 

Auxiette fustige OF-PdL 100518b

 

La presse (ci-dessus Ouest France PdL du 18 mai) se fait l'écho de la feinte colère du président de la circonscription des Pays de la Loire à l'occasion de la première réunion de la commission permanente du nouveau conseil régional.  

Feinte colère ? Pas parce que les propos d'Auxiette sont dénués de justesse : il y a effectivement en France, aujourd'hui, une offensive sans précédent contre la timide décentralisation de 1982, et notamment contre les compétences et les moyens des  "régions", qui perdent l'autonomie fiscale et la "compétence générale" (capacité d'agir dans des domaines qu'elles estiment d'intérêt régional, même si la loi ne le prévoit pas expressément).

Le pouvoir central entend de surcroît modifier le mode de désignation des membres de leur conseil. Des élections sur le modèle des actuelles cantonales égareront dans le puzzle d'un miroir cassé tout vrai débat sur la région et son avenir.  

Mais de quoi se plaint le président PS, élu d'une circonscription dessinée par l'Etat contre l'avis des populations, membre d'un parti qui s'est refusé à franchir de nouvelles étapes sur la voie de la décentralisation, et à remettre en cause le découpage qui casse les solidarités territoriales au profit des parcours Paris-Province ?  

fra and mcoQue M. Auxiette et ses amis se posent donc la question : y a-t-il en Europe un seul autre Etat que la France où les pouvoirs locaux peuvent être traités avec tant de désinvolture et de mépris ? Imaginent-ils Anjela Merkel décider tout à trac dans son bureau de réduire les pouvoirs et les moyens des régions allemandes ?  

Des régions comme les "Pays de Loire" ou la "Bretagne" à quatre, par leur axe parisien et leurs moyens minuscules, n'ont pas été instituées pour représenter des populations et les mobiliser autour de projets débattus par elles, mais pour passer le balai et le plumeau dans le 22 pièces du propriétaire.  

Sarkozy est dans la droite ligne du projet jacobin, auquel il doit le pouvoir.

 

Illustrations : En haut, coupure d'Ouest-France (18 mai 2010) - En bas, une représentation de la France en fonction de la répartition spatiale de sa population (site Worldmapper).

Par UDB44 - Publié dans : Centralisation - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 14:55

[L'article le plus consulté entre le 13 et le 21 mai 2010]

 

sambron maurice SénateurA l'heure de l'inquiétude pour les salariés de Bobcat, la plupart des Pontchatelains se souviennent de l'entreprise Sambron, et beaucoup certainement de Maurice Sambron (photo), dont le nom est porté par la principale artère de Pont-Château. Bobcat est installé dans les murs de ce qui fut l'entreprise Sambron, transformée entre les deux guerres mondiales par Maurice.

Transformée, parce que le futur sénateur-maire de Pont-Château reprenait en effet une affaire familiale artisanale de pressoirs à pommes ambulants(1), dont il allait faire une PME employant autour de 500 salariés à la fin des années 30.

Les archives du Sénat, dont est extraite la photo ci-contre, mentionnent un début d'activité publique à la Libération. C'est en effet en 1945 que Maurice Sambron a été élu au conseil municipal et à la mairie de sa commune natale, avant de siéger au Sénat de 1965 à son décès en 1973. Mais il avait avant guerre été l'un des conférenciers locaux du PSF (parti social français, de droite). Il appartenait lors de son décès au groupe des Républicains Indépendants (formation fondée en 1966 autour de Giscard d'Estaing).

C'est une importante entreprise moderne de fabrication d'engins de chantier que son décès plongeait une première fois dans l'incertitude, et dont le capital allait alors passer de mains en mains sans quitter les rangs du secteur des machines de chantier, et notamment des chariots télescopiques, le créneau caractéristique de l'entreprise aujourd'hui.

C'est en 2000 que l'américain Ingersoll-Rand a racheté et conforté la PME familiale. Il était propriétaire depuis 1996 de la société Melroe Company, productrice des bobcats dont elle a pris le nom, et c'est ainsi que Sambron est devenu une partie de la division Bobcat d'Ingersoll-Rand, vendue a Doosan Infracore en 2007. Bien sûr, ce n'est qu'un résumé !

Si on y ajoute à cela qu'Ingersoll-Rand est basée aux Bermudes, que Bobcat Pont-Château facture officiellement sa production en interne dans le groupe à des tarifs favorisant les transferts de capitaux à des adresses fiscalement intéressantes, on comprend que les salariés de l'établissement pontchâtelain soient en quête de transparence...

Telescopiques-Bobcat-GammeTLS_350.jpgCette transparence est pour l'intersyndicale des salariés l'une des vraies clefs de la discussion du plan social d'accompagnement des licenciements annoncés cette année. L'entreprise qui licencie doit en effet contribuer en fonction de ses moyens au reclassement des salariés dont elle se sépare...

Le Peuple breton à paraître débuit juin développera les principaux aspects des difficultés actuelles, à peine esquissées ici, et fera le point des perspectives connues.

 

(1) : Ce créneau est aujourd'hui occupé, toujours à Pont-Château, par la SPEC, qui exploite la marque Sambron.

Illustrations : la photo du haut (Maurice Sambron) est extraite du site des archives du Sénat. La photo du bas (chariots télescopiques de la gamme TLS 350) est extraite d'un site commercial de Bobcat. 

Par UDB44 - Publié dans : Emploi - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 17:54

Attention ! les kilomètres courus sont maintenant les 132 et 133 à Sautron !

En raison de contraintes imprévues, l'UDB a demandé que les kilomètres retenus à son nom soient modifiés. Ce sont désormais les 132 et 133 à Sautron. Merci de bien vouloir excuser ce changement tardif.

 

BugaleOChoarzhin Il y a un siècle, la langue bretonne était parlée par 1,2 mllions de personnes de tous âges, selon les estimations les plus courantes. 

Aujourd'hui, les estimations se situent un peu au-dessous de 200 000 locuteurs, âgés dans leur grande majorité.

 On connaît les causes sociales, économiques et surtout politiques de cette évolution, voulue par un pouvoir qui ne s'est pas toujours caché pour dire, comme le ministre Anatole de Monzie en inaugurant le pavillon Bretagne d'une exposition universelle : "Pour l'unité linguistique de la France, la langue bretonne doit disparaître !", ou comme Georges Pompidou en vacances à Fouesnant : "Il n'y a pas de place pour le breton dans une France destinée à marquer l'Europe de son sceau !". Et ce sont les descendants politiques de ces braves gens qui nous sermonnent sur le communautarisme...

 Ar Redadeg (la course), une spectaculaire courses-relais de 1 200 km de Rennes à Pontivy en passant par nos cinq départements, a pour ambition de traduire, du 10 au 15 mai prochains, la volonté des Bretons de voir leur langue passer encore et toujours d'une génération à l'autre, à l'image du témoin qui va changer de main tous les kilomètres pendant 5 jours. 

Bazh-EilanKM161Chaque kilomètre a vocation a être "sponsorisé" pour 100€ par une association, une entreprise, une collectivité, des particuliers qui s'associent, une classe, une équipe sportive... Les dons ainsi encaissés, répartis par le "comité des sages" de la Redadeg, serviront à financer des projets (cours, radio, théâtre, journaux, écoles...) concourant à facilitr la promotion du breton et donc le passage de témoin vers les prochaines générations. 

La Fédération de Loire-Atlantique de l'UDB a décidé de sponsoriser deux kilomètres de cette course en Loire-Atlantique. Ce sont les kms 132 (vers 1 h 10 au lieudit La Petite Noë au nord du bourg) et 133 (vers 1 h 16 sur la D 81) à Sautron. Que tous ceux qui le peuvent viennent courir ces kilomètres ou être présents lors des passages de témoinPensez aux appareils photo, aux gilets fluo et aux lampes de poche !  Et, par prudence, prévoyez d'arriver au moins un quart d'heure avant l'heure de passage annoncée).  

 

Les illustrations sont empruntées au site officiel de la Redadeg : http://ar-redadeg.org/drupal/fr/node/46. Elles représentent des scènes de la première Redadeg (2008).

Par UDB44 - Publié dans : Langues et cultures - Communauté : Union Démocratique Bretonne
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 08:24

PB Une 2010 05Si vous êtes abonné(e), et si le contrat avec La Poste est respecté, Le Peuple breton de mai arrive aujourd'hui ou demain dans votre boîte aux lettres. 

Si vous n'êtes pas encore abonné(e), ou si La Poste a du retard, vous pouvez faire connaissance ci-contre avec la Une de ce numéro de mai, et en cliquant dessus, avec son sommaire.  

Vous constaterez encore ce mois-ci que Le Peuple breton vous propose nombre d'articles et de dossiers que vous auriez du mal à trouver ailleurs, soit en raison de leur sujet, soit en raison de l'angle sous lequel il est traité. C'est tout l'intérêt d'une presse bretonne libre et bien informée.

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Bonne lecture !   

Par UDB44 - Publié dans : Médias - Communauté : Union Démocratique Bretonne
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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 10:04

Le Figaro n'est pas votre bible, ni le classement annuel des lycées votre boussole ? Mais quand ce quotidien - plus lu du côté de Neuilly que dans les cafés carhaisiens ou nantais - publie un titre comme celui-ci, on ne peut pas rester totalement indifférent :

 Classement Figaro lycées

 

Ce classement, basé en gros sur les résultats 2009 au baccalauréat des élèves présents dans les établissements depuis la seconde, concerne tout de même 1930 lycées, qui ont tous des qualités et des défauts, des atouts et des handicaps. Que l'unique lycée Diwan soit classé ...deuxième ne peut être tout à fait dépourvu de signification !  

Au rang des atouts, il y a sans doute les effectifs, même s'ils se rapprochent aujourd'hui des effectifs moyens des autres lycées(1). Il y a peut-être le niveau culturel des familles, si l'on veut ignorer tous les concurrents sur ce thème ! Il y a peut-être la pédagogie ouverte, choix que d'autres pourraient faire...  

Au rang des handicaps, il y a sûrement les faibles moyens matériels du lycée Diwan, victime de la discrimination "constitutionnelle" envers l'usage public du breton, l'insuffisance et la précarité de son installation, les déplacements géographiques consentis par les élèves et leurs familles...  

Lycée Carhaix corrLe classement est pourtant là, que le site de Diwan Breizh(2)  commente sobrement, renvoyant aux critères de classements expliqués par le journal, comme "la capacité de l'établissement à accompagner et à faire progresser les élèves".  

Il est en tout cas édifiant de voir avec quelle retenue on évoque, dans les milieux empesés de culture "universelle" (mais monolingue) française, le possible atout que serait surtout le bilinguisme dans l'acquisition des langues et de bien d'autres connaissances. 

Car, même si un classement peut toujours être contesté, il ressort au moins de celui-là que la scolarité bilingue breton-français n'est pas un handicap, bien au contraire !

Ne manquez pas l'occasion de vous renseigner (articles, conférences, réunions...).

 

(1) : Et il y a beaucoup de lycées à faibles effectifs parmi les derniers du classement !

(2) : faire si nécessaire une recherche sur "classement". Vous aurez aussi un renvoi sur Le Figaro.

 

Photo (empruntée au site du lycée Diwan) : l'implication des parents compte aussi parmi les facteurs de modivation et de succès.

Par UDB44 - Publié dans : Langues et cultures - Communauté : Union Démocratique Bretonne
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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 05:06

Ch-Bougon Potez-58et60Citée dans un article d'Ouest-France (22 avril) sur la réouverture de l'aéroport de Nantes-Atlantique, Mme Gallerneau, adversaire (MODEM) du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, entre en éruption à propos du trafic exceptionnel enregistré à cette occasion sur le site de Château-Bougon. Nantes-Atlantique, énonce-t-elle, démontre ainsi sa capacité à absorber un trafic qui correspondrait sur une année à plus de 7 millions de passagers (contre 2,8 actuellement). Il n'y aurait donc pas saturation du site actuel, et donc pas de nécessité de déplacer l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Passons sur le fait que Nantes connaît déjà des pointes de trafic et qu'elles s'intègrent donc depuis longtemps à la réflexion.

Les adversaires du transfert argumentent à perte de vue sur la non-saturation de Nantes-Atlantique et le fait que bien des aéroports urbains sont moins sûrs que celui-là, qu'on pourrait donc conserver. Leur argumentation est beaucoup plus faible, voire inexistante, sur le coeur du projet, qui est de satisfaire la demande bretonne et voisine d'un nombre plus important de vols directs vers des destinations qui contraignent aujourd'hui des centaines de milliers de passagers - pour ne pas dire des millions - à transiter par Paris au prix de pré et post-acheminements coûteux en temps, en euros et souvent en kérosène, au seul bénéfice de l'économie (considérable) qui gravite autour des aéroports parisiens.

Plus-vite-à-ParisLe problème majeur de Château-Bougon, c'est sa situation géographique dans la partie de l'agglomération nantaise la plus éloignée des "bassins de population" où vit le plus grand potentiel d'usagers concernés. L'aéroport est au sud et à l'ouest, quand l'agglomération est principalement ouverte vers Saint-Nazaire, Vannes, Lorient, voire Quimper, Rennes et  Angers (Cholet et la Roche-sur-Yon sont moins pénalisés par l'implantation actuelle), et les infrastructures d'accès ferroviaires et routiers sont déjà en place au nord, pour l'essentiel. Gagner de 20 à 30 mn pour accéder à l'aéroport (de Lorient ou Rennes par exemple), en réduisant les effets des fermetures ou réductions de trafic à Cheviré (notamment) suffit à atténuer le handicap du détour parisien obligé. La concentration d'usagers rendue possible par la situation du nouveau site y rend elle-même possible (c'est la loi de l'offre et de la demande) une offre de destinations plus grande, avec au final, globalement, moins de décollages, d'atterrissages et de pertes de temps !

Contrairement à ce que pense Mme Gallerneau, l'épisode de la réouverture du site confirme que Nantes Atlantique ne peut tendre vers sa pleine capacité que dans un contexte exceptionnel de trafic orienté de façon volontariste. Nous le répétons : la saturation de Nantes-Atlantique n'est pas dans les équipements mais dans les accès. Et c'est pour cela que le projet de Notre-Dame-des-Landes a vu le jour avec l'accord d'autres partenaires régionaux.

Que, dans le même temps, les risques de saturation des équipements et d'accidents en zone très urbanisée diminuent est l'évidence. Un plus. 

 

Illustrations : En haut, Château-Bougon à ses débuts. Préféré au terrain du Bêle, le lieu n'a pas été choisi en fonction des trafics d'aujourd'hui ! Et depuis lors, adossé à la centralisation routière et ferroviaire, les aéroports parisiens se sont développés au Bourget, puis à Orly 1 et Orly 2, et enfin Roissy 1, 2, 3 et 4 (en construction), au prix de milliards d'euros. Où est le pharaonisme ? Où sont les choix du passé ? - En bas : carte du resserrement des temps de dessertes ferroviaires entre Paris et les plus grandes villes françaises entre 1980 et 2001. C'est la centralisation de la route et du train qui a créé Roissy. La centralisation s'appuie sur ses propres effets pour progresser. Et endormir ceux qu'elle asphyxie et ruine.  Cliquez sur l'image pour l'agrandir. (Source : Assemblée nationale, rapport Favennec, juillet 2003).

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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 14:59

[L'article le plus consulté entre le 5 avril et le 18 mai]

 

DSCN2718[1]Les 297 salariés de Bobcat France à Pont-Château, repris en 2007 par le Coréen Doosan, ont appris le 14 avril avec stupeur la décision du groupe de procéder d'ici à la fin juin à 130 licenciements dans leur établissement, où sont fabriqués des chariots télescopiques. 

Le site fonctionnait depuis 17 mois avec un régime de chômage partiel, et son personnel avait conscience d'un risque pour l'emploi, sans imaginer une annonce de cette ampleur. Selon la direction, le marché s'est effondré en 2009. Mais les secteurs prototypes et outillages et le service recherche et développement devant être transférés en Tchéquie, où le salaire brut moyen est trois fois moins élevé qu'en Bretagne, les salariés ont quelques raisons d'avancer d'autres explications et de nourrir les craintes les plus vives pour leur avenir. 

Dans l'immédiat, le combat syndical se prépare autour du plan social, dont le contenu doit être connu à partir du 20 avril. Le 19, une manifestation était organisée  par la CFDT et la CGT à Pont-Château, à partir du site de Bobcat (anciens bâtiments de Sambron).

 

Illustration : Manifestation du 19 avril à Pont-Château (photo Patrick Bretéché).

Par UDB44 - Publié dans : Social - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 04:37

Volcan Eyjafjöll 100415aOn peut, comme l'Eyjafjöll(1) cracher le feu et les poussières de lave à côté d'un glacier. C'est ce que montre l'éruption qui a paralysé progressivement depuis mercredi soir une grande partie du ciel européen. Nous n'en abordons ici que quelques aspects particuliers de cet événement dont les médias traitent abondamment. Le document ci-contre proposé par le très sérieux "Savant Fou" sur Wikipédia représente la situation à 18 h le jeudi 15, avant la progression des fumées au-dessus du continent.  

Le ciel était samedi magnifiquement bleu et clair : pourquoi fermer - par exemple - Nantes-Atlantique ? Les nuages perturbateurs, qui se déplacent à des altitudes fréquentées par les avions de ligne (au-dessus de 6000 m),sont composées de poussières très fines mais très dures et, même si elles se dispersent peu à peu dans l'atmosphère et ne sont pas visibles du sol, elles peuvent attaquer les matériaux des réacteurs et finir par les boucher. Voir le croquis publié sur le site du Nouvel Observateur.  

Quel parcours pour le nuage ? Ce sont les vents dominants aux hautes altitudes qui propagent les poussières de l'Islande à l'Europe du Sud, ce qui explique la progression des fermetures d'aéroport du nord au sud et de l'ouest à l'est, alors que les traversées transatlantiques à partir notamment de l'Europe du nord-ouest, sont peu affectées. Les aéroports de Dublin et de Shannon avaient rouvert samedi 17. Brest sera-t-il parmi les premiers rouverts de ce côté de la Manche ?  

Jusqu'à quand ? La précédente éruption de l'Eyjafjöll s'est produite en 1821. Elle a duré deux ans. Mais ce précédent n'a valeur de règle ni dans un sens ...ni dans l'autre !  

Et Notre-Dame-des-Landes, dans tout ça ? L'aéroport serait évidemment fermé comme l'est aujourd'hui Château-Bougon. L'événement a néanmoins permis de constater, pendant près de deux jours, le facteur paralysant supplémentaire introduit par la centralisation française du transport aérien. Ainsi, alors même que Nantes-Atlantique était encore ouvert, et qu'une grande partie des destinations finales des passagers l'étaient encore aussi, la seule fermeture des sites parisiens bloquait le trafic. La fragilité du système fondé sur le hub unique adossé à la centralisation s'en est trouvée brièvement mais fortement soulignée. Et on imagine bien que le risque encouru à Paris n'est pas seulement celui d'une nouvelle éruption volcanique ! 

 

(1) : C'est le nom du volcan, auquel est couramment substitué le nom du glacier associé, repris dans notre titre.  Jökull : glacier en islandais, langue proche du scandinave ancien.

Par UDB44 - Communauté : Union Démocratique Bretonne
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 04:32

[L'article le plus consulté entre le 9 et le 15 avril 2010]

 

Tro Bzh UDBy 006"Quelle stratégie pour la réunification de la Bretagne ?". Les jeunes de l'UDB en tro Breizh (tour de la Bretagne) avaient mis la barre très haut en choisissant ce thème de réflexion pour leur étape du 13 avril à Nantes.

Mais ils ne sont pas repartis déçus ! Ni eux, ni les participants venus réfléchir avec eux dans la salle C de la Maison des Syndicats. Il y avait là d'autres jeunes, au parcours semblable ou différent, des militants chevronnés,  et de "simples" citoyens désireux d'enrichir l'image qu'ils  se font de la Bretagne, du pourquoi et du comment de sa situation et de ses aspirations.

Lancés par Gwendal Rioual dans un esprit d'ouverture et de recherche, les échanges se sont engagés avec beaucoup de spontanéité et de réalisme.

Les différents styles d'action pour la réunification, les décalages entre une population plutôt sympathisante et un noyau militant passionné, entre la valeur des argumentaires économiques, historiques ou culturels et l'écho qu'ils recueillent ou qu'on leur laisse, le lien entre la réalité massive du jacobinisme français, le Tro Bzh UDBy 013 découpage du territoire en "régions" faibles et la possibilité unique en Europe de priver celles-ci de personnalité et de pouvoir (découpage actuel ou réformes Sarkozy) n'ont laissé aucune place à l'ennui !

Chacun avait conscience, en quittant la salle, de repartir plus riche qu'il n'était arrivé, et mieux préparé à poursuivre un combat si profondément partagé.

Mais la connaissance et la préparation  du terrain ne sont-elles pas, tout compte fait, la première étape de toute stratégie victorieuse ?

 

 Illustrations : vous pouvez compléter les deux vues ci-dessus de la réunion par le petit album photos accessible en colonne de droite. Cliquez sur la mini-photo Tro Breizh UDBy, puis sur "lancer le diaporama".

Par UDB44 - Publié dans : Réunification - Communauté : Union Démocratique Bretonne
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Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 03:23

WarArPontDreistLa Redadeg (course) est organisée tous les deux ans à travers les cinq départements bretons. Les photos illustrant cet article sont tirées du parcours 2008.  

Son but est de dégager des moyens financiers pour contribuer au financement des filières et associations travaillant à la promotion de la langue bretonne. Le moyen proposé à tous (particuliers, familles, équipes sportives, associations, entreprises, collectivités...) est l'achat de kilomètres. Chaque kilomètre est "vendu" 100 €, et l'acquéreur sponsor est invité à le courir, à le faire courir par un représentant ou par un participant désigné si besoin par les organisateurs.  

La course se déroule sans interruption, de nuit comme de jour, pendant une semaine, jusqu'à son terme. Les coureurs qui représentent un sponsor courent naturellement le(s) kilomètre(s) sponsorisé(s), mais il leur est possible de commencer avant comme de continuer après. Comme il est possible à toute personne de participer indépendamment de toute sponsorisation.  

Le fractionnement en kilomètres permet de matérialiser, par autant de passages de témoin, le grand passage de témoin de la langue bretonne d'une génération à l'autre.  

C'est dire toute la force symbolique de la Redadeg, et l'intensité des sentiments et des volontés en jeu.  

Redadeg2008010Cette année, la course entre en Loire-Atlantique par Saint-Nicolas-de-Redon dans la soirée du 10 mai, atteint  dans la nuit Saint-Herblain (2h54) et Nantes (3h42) et passe une première fois la Loire et poursuit le 11 par Rouans (6h56) pour être à Pornic à 9h26, repasser la Loire entre Saint-Brevin (11h17) à Saint-Nazaire (12h23) vers Guérande (14h28) et La Roche Bernard (17h27), et poursuivre vers Vannes.  

Cliquez sur la photo du haut pour accéder au site officiel de la Redadeg 2010, et sur celle du bas pour pouvoir imprimer chez vous un achat de kilomètre.

 

Photo du bas : Damaris Merlet porte le témoin au km 71 (entrée à Redon en venant de Nantes) symboliquement acquis par Bretagne réunie en 2008.

Par UDB44 - Publié dans : Langues et cultures - Communauté : Régions et Peuples Solidaires
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