Sarkozy veut-il punir les Bretons du peu d'enthousiasme qu'ils ont manifesté à son égard à l'occasion des élections ? Les prend-il vraiment pour des cons, ainsi qu'il a scandaleusement
qualifié les techniciens de surveillance de la mer ? Manque-t-il à ce point de vrais problèmes à résoudre qu'il lui faille en créer aux acteurs de la Justice en Bretagne et aux justiciables,
c'est-à-dire à nous tous ?
Le démantèlement du ressort (territoire de compétence) de la Cour d'Appel de Rennes, par rattachement de la Loire-Atlantique à la Cour d'Appel
d'Angers est tout sauf une distraction ou un remède aux problèmes de la justice.
Des avocats aux juges conseillers à la Cour d'Appel, en passant par les avoués, greffiers ou procureurs, tous les professionnels de la Justice - y compris en Loire-Atlantique - s'élèvent contre
le projet annoncé par la ministre Rachida Dati, qui ne répond à aucune nécessité, au contraire. Notre Cour d'Appel est l'une des plus efficaces de France ! Et la Cour d'Angers est saturée.
Curieusement d'ailleurs, le projet "rachidien" laisserait la Vendée, comme aujourd'hui, dans le ressort de la Cour d'Appel de Poitiers ! Il s'agit donc bien de porter un nouveau coup à
l'unité bretonne, que le ressort de la Cour d'Appel matérialise institutionnellement depuis mille ans !
Les Bretons perdraient en outre l'unité de jurisprudence dont ils bénéficient actuellement : les décisions d'une Cour d'Appel orientent orientent en effet les décisions des tribunaux de son
ressort, dans les nombreux domaines où la loi est silencieuse ou imprécise.
Nous serons tous à Rennes le samedi 29 septembre à 15 h sur le parvis du Parlement de Bretagne, siège historique de la Cour d'Appel, pour défendre la Justice et ceux qui la
rendent en Bretagne ou y concourent, pour nous défendre en qualité d'usagers directs ou indirects de ce service public, et naturellement pour défendre l'unité de notre pays.
L'association Bretagne réunie organise un départ de Nantes par car. Départ à 13 h de la gare bus-tramway du Cardo. Participation demandée : 15 €.
Renseignements, inscription et règlement (à l'ordre de Bretagne réunie) au plus tard le jeudi 27 septembre à l'Agence culturelle bretonne, espace Jacques Demy, 24 quai de la Fosse à Nantes (tél :
02 51 84 16 07).
Réunis le 2 juillet en assemblée générale, les 85 avocats en activité du barreau de Saint-Nazaire, unanimes, affirment leur attachement à l'unité judiciaire de la Bretagne, mise en cause par un projet gouvernental visant à aligner le ressort des Cours d'Appel sur les régions administratives.
Aujourd'hui, la Loire-Atlantique relève de la Cour de Rennes, comme depuis 1000 ans au moins le Pays nantais de la Cour ducale et de ses avatars historiques. Les avocats nazairiens soulignent que "les ressorts de Cours ne [peuvent] être calqués sur de simples découpages administratifs, de surcroît contestés depuis l'origine. La fonction de justice est d'une nature exceptionnelle, et ne peut être assimilée à une administration ordinaire". Lire le texte de la motion.
C'est dans le même esprit qu'ils s'élèvent contre le principe d'un tribunal de grande instance (TGI) par département, qui priverait la région nazairienne du sien, plus sollicité que beaucoup de TGI départementaux.
Le texte d'une pétition - dans le même, sens - de tous les professionnels départementaux de la justice devrait par ailleurs être prochainement diffusé et communiqué à la presse et aux élus.
Nantes, Rennes et Brest figurent en 1846 parmi les huit grandes villes de France qui - après Paris en 1845 - ouvrent une crèche pour assurer l"accueil et le suivi sanitaire de tout petits1. Avec le développement en ville du travail salarié des femmes, alimenté par l'exode rural, il fallait innover. On peut constater que la Bretagne se trouvait en pointe dans cette évolution. Et la voir aujourd'hui particulièrement sensibilisée aux menaces qui pèsent sur l'accueil des "deux ans" en maternelle n'a sans doute rien de fortuit.
Candidate de l'UDB dans la circonscription de Nantes Centre, Damaris Merlet aborde dans son blog (www.elections-bretagne.net/damaris-merlet) les difficultés que rencontrent encore beaucoup trop souvent les parents à trouver en temps utile la structure d'accueil qui convient à leur cas. La "gestion" par l'insuffisance des moyens débouche sur de longues files d'attente. L''incohérence et la rigidité des dispositifs crée par ailleurs des problèmes qui pourraient facilement être évités : ainsi en coupant les aides publiques dès le troisième anniversaire tout en rendant impossible l'accueil scolaire hors rentrée des enfants qui ont trois ans avant cette date, on impose aux parents, et notamment aux mères, une période difficile. Mais c'est l'absence de politique publique d'ensemble dans ce secteur qui génère chaque année ces dizaines de milliers de problèmes "personnels". Il est donc bien normal d'aborder ce sujet dans une campagne législative !
(1) : Jusqu'à deux ans, âge ouvrant les portes de l'asile (deven l'école maternelle). On peut trouver une intéressante étude historique sur le thème des crèches sur le site de l'INRP. Voir l'étude.
Nos cousins irlandais ont la Saint-Patrick, qu'ils célèbrent partout dans le monde. Il semble désormais établi que les Bretons, eux, ont la Fest'Yves ou Gouel Erwan, dont le caractère de fête internationale des Bretons s'affirme rapidement depuis dix ans.
Fête internationale ? Oui, c'est clair. Mais c'est aussi et d'abord la fête en Bretagne même, comme on peut en juger par les événements annoncés en Loire-Atlantique par le dépliant ci-contre. Nos visiteurs pourront consulter ici le détail du programme, dont ils ont pu prendre connaissance depuis deux semaines par l'agenda de l'Agence culturelle bretonne Morvan-Lebesque (voir lien ci-contre, colonne de droite).
Autre signe, qui ne trompe pas, du succès populaire de cette fête de la Bretagne : les présidents Le Drian (Conseil régional B4) et Mareschal (Conseil général de Loire-Atlantique) ont co-signé un appel à toute la diaspora bretonne. Voir le texte de l'appel.
[J'ai une idée, Jacques ! On pourrait fêter la Saint-Georges-sur-Loire1 : Saint Georges n'est plus reconnu par l'Église, et les Pas-de-la-Loire ne sont reconnus par personne !]
1 : nom d'une commune de Maine-et-Loire.
Non, nous ne reprocherons pas à M. Sarkozy - qui n'est pas encore président en exercice - de prendre des vacances après tant de semaines de présence battante. Nous les avons bien méritées ! Et s'il pouvait les prolonger cinq ans, ça nous ferait encore plus de bien !
Non, comme tout le monde, nous lui reprochons d'avoir pris de manière ostentatoire des vacances de riche. En commençant par une soirée et une nuit au Fouquet's avec ses amis les plus friqués, en la poursuivant par un vol en jet privé, puis une croisière dans un yacht à 170 000 € la semaine (presque douze ans de SMIC brut !).
Ce sont des amis qui ont payé ? Peut-être. Mais fêter la confiance reçue du peuple par un bain de pognon, après s'être fait élire sur la "valeur travail" reste une grossièreté qui ne lui sera jamais pardonnée. Accepter des cadeaux somptueux de milliardaires qui y ont tout intérêt est soit d'une inconscience inouïe, soit d'un monumental mépris du peuple, soit les deux.
Pour ne parler que d'elle, la suppression des droits de donation et de succession promise par le candidat profitera d'abord à des gens comme MM. Bolloré et Bouygues, et compensera des milliers et des milliers de fois les "cadeaux" faits au nouveau président.
C'est le slogan de la solidarité affiché sur une banderole à l'entrée de la commune de Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine) après l'interpellation de 23 Maliens qui, le 28 février, avant 5 h du matin, se rendaient à leur travail à l'abattoir de la Cooperl.
L'UDB demande à chacune et à chacun de soutenir ces nouvelles victimes - parfaitement insérées professionnellement et socialement de surcroît ! - de la France du repli sur soi égoïste et raciste. Un formulaire de pétition peut être imprimé à partir du lien ci-après (pétition) et adressé au Collectif Mali Montfort (site du collectif), chez Mme Claudine Rochefort, 1 rue Balzac, 35160 MONTFORT SUR MEU.
Ça nous fait penser que Le Pen explique la rareté (extrême) de ses parrainages en Bretagne par le fait que les Bretons sont xénophiles (aiment les étrangers). [Dis donc, Jacques, je me demande s'il n'y a pas encore dans tout cela l'esquisse de quelque chose qui s'apparente à un risque de repli sur des valeurs ethniques...].
Photo Collectif Mali-Montfort : signe de l'émotion qui s'est emparée de Monfort, la salle de la mairie est pleine à craquer lors de la réunion du 5 mars.
Deux actes de vandalisme ont été rapportés en fin de semaine par la presse de Loire-Atlantique.
Le premier concerne des bombages "44=BZH" sur six cars de transport public "régional" portant sur les flancs d'immenses reproductions du logo (ancien, avec la carte) des Pays de la Loire.
Le second concerne la publication d'un livre par le président du conseil de la dite région1, qui "n'arrive pas à comprendre que cette question (la réunification) soit si présente dans certains milieux et chez certains responsables" et trouve cela "non seulement étonnant mais sous certains aspects, inquiétant" parce que le phénomène "risque de s'apparenter à une forme de repli sur des valeurs ethniques". Cela ressemble fort à un taggage en règle de Bretagne réunie et - entre autres - des élus du conseil général de Loire-Atlantique, à commencer par son président Patrick MARESCHAL !
L'UDB désapprouve les deux taggages - d'un poids historique et social bien différent ! - dans un communiqué de sa fédération de Loire-Atlantique, dont nous vous invitons vivement à prendre connaissance. L'UDB trouve en outre "étonnant, et sous certains aspects, inquiétant", l'évocation de "repli sur des valeurs ethniques" à propos des personnes de toutes origines qui manifestent leur volonté, voire leur simple désir, de voir reconnue et respectée leur identité bretonne ou celle de leurs électeurs. Ce phénomène "risque de s'apparenter à une forme" de racisme assez courant "dans certains milieux et chez certains responsables", qui prétendent "ne pas être hostiles à intégrer la dimension culturelle bretonne", tout en s'appliquant quotidiennement à débretonniser - aux frais des victimes - les 1 200 000 Bretons de Loire-Atlantique ! [oui, Jacques, pas racistes pour un rond, nous reconnaissons comme Bretons toutes celles et tous ceux qui vivent en Bretagne !].
Rappelons qu'à la fin du moins de janvier, un premier taggage avait été commis à l'encontre du bilinguisme en Bretagne, par la fille d'un responsable connu du Front national (Lire). Il avait heureusement donné lieu à une intervention rapide et efficace du président du Conseil culturel de Bretagne, Patrick MALRIEU. Lire son communiqué repris de l'Agence Bretagne Presse (ABP).
Photo UDB : Dans la cour du château des Ducs de Bretagne, le soir du 8 février à Nantes. Souffrant de ligériose obsessionnelle, un tagger identitaire rêve-t-il d'orner les murs de grands logos PdL, et d'attendre nuitamment, en embuscade, l'arrivée des vandales ?
[1) dis-moi, mon petit Guy, tu peux me rappeler le titre du bouquin ?]
Les ricaneurs racistes peuvent s'en donner à coeur joie, les chiffres que nous mettons en ligne aujourd'hui (cliquer ici) ne sont pas des titres de gloire ! Mais ce sont, hélas, des arguments de plus en faveur de la solidarité de tous les départements bretons. Car il s'agit d'un domaine capital de la santé publique. Et de beaucoup d'autres domaines : le nombre des décès liés à l'alcoolisme ne mesure qu'une petite partie des aspects sanitaires, sociaux, familiaux, etc, de la maladie.
Une autre constatation s'impose : la ligériose ne protège pas de l'alcoolisme. Elle en aggrave au contraire les dégâts, en obscurcissant la conscience des faits.
Or ces faits appellent une mobilisation et une action sur le long terme, qui seront d'autant mieux comprises et consenties qu'elles s'inscriront dans le cadre territorial le plus propice.
La ligériose frappe, il faut s'en protéger ! nous prévient le CERCL (Centre d'Etudes et de Ressources contre la Ligériose, organisme de bonne santé mandaté en son sein par Bretagne réunie). Rares auparavant, les symptômes se sont multipliés dans les organes de presse au cours de l'année 2006. Le plus caractéristique est la confusion mentale qui conduit à l'emploi d'un mot à la place d'un autre ou même de rien. Utilisé par les géographes pour désigner ce qui a trait à la Loire, du mont Gerbier de Joncs à l'estuaire, le mot "ligérien" est ainsi utilisé par les malades pour qualifier ce qui se rattache aux départements de Vendée, Mayenne, Sarthe (où la Loire ne passe pas), Maine-et-Loire et Loire-Atlantique (où elle trépasse) !
Les experts du CERCL soulignent que cette phase éruptive de la maladie suit dans certains cas une longue phase nécrosante, au cours de laquelle les malades tentent de faire disparaître certains mots ou d'en modifier l'usage. Ainsi, en Loire-Atlantique, les mots "Bretagne" ou "breton" sont progressivement réservés par eux à la désignation du reste de la Bretagne ou à un usage uniquement culturel ou militant. Par exemple, les élus municipaux UDB sont qualifiés d'élus "bretons", alors qu'ils ne le sont naturellement ni plus ni moins que les autres. On observera au passage que ces élus s'avèrent très résistants à la maladie, contrairement aux autres dont beaucoup, parmi les plus en vue, sont dans l'incapacité totale de prononcer les mots interdits ! Les organes (de presse) atteints vont jusqu'à gommer l'actualité des autres départements bretons, compulsivement remplacée par tout ce que Le Mans et Château-Gontier, entre autres, comptent de chiens écrasés.
La phase nécrosante paraît affecter surtout la Loire-Atlantique. Sa forme est des plus bénignes ailleurs. Les mot "Anjou" ou "angevin", par exemple, restent d'emploi tout à fait courant dans le Maine-et-Loire.
Comment se protéger de la ligériose ? Il faut d'abord s'informer. C'est pourquoi nous mettrons en ligne un extrait du dossier du CERCL Il est recommandé ensuite de participer aux actions de détection des foyers de contamination, ainsi qu'aux campagnes de sensibilisation. C'est à ce prix en effet qu'on pourra enrayer l'épidémie et envisager son éradication.
Le rire est aussi une arme redoutable contre la ligériose.
Une opération spectaculaire de dépistage est justement prévue le 1er février à 11 h 30 devant l'Hôtel de Région. Une équipe de spécialistes du CERCL effectuera devant vous les mesures appropriées et vous fera part de ses résultats. Vous pourrez leur poser les questions qui vous préoccupent à propos de la maladie et de son traitement. Cette participation est sans danger (au contraire !).
Retrouvons-nous devant le "Palais" jeudi 1er février à 11 h 30 !
...un "palais" que la lutte contre la ligériose plonge curieusement dans la panique :
Le Peuple breton de février 2007 sort des presses dans quelques jours. C'est lui qui titre sur ce chiffre : nous sommes 4,3 millions à vivre en Bretagne (à 5 départements, bien sûr). Sans distinction d'origine et sans compter ceux qui vivent ailleurs et voudraient bien respirer l'air natal. Voyez la suite dans le journal.
Combien de régions d'Europe atteignent ce chiffre, que nous devons reprendre pour effacer le chiffre de 3 millions d'habitants accolé à la "Bretagne" héritée de Vichy.
Vous pouvez dès aujourd'hui consulter le sommaire de ce nouveau Peuple breton.
Pensez à vous abonner si ce n'est fait : un bulletin à imprimer ou un abonnement par carte bancaire en ligne vous sont proposés dans les liens de la colonne de droite. Vous aurez le PB au plus près de sa sortie ...et vous nous permettrez d'être sûrs de notre indépendance financière !
A bientôt et bonne lecture !
A vous la parole