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Cet article est paru initialement sur le site de l'élu UDB de Saint-Herblain.
Son thème (entre autres) a fait l'objet d'une journée d'études de l'Association des Élus progressistes de Bretagne (APEB) sur laquelle nous reviendrons.
Les projets gouvernementaux de "réforme" des
collectivités territoriales ont naturellement des aspects budgétaires.
Bien que sa publication remonte au mois de mai 2009, le dossier établi par un groupe de travail commun aux trois assiociations des maires, des départements et des régions, relativement
concis (12 pages) et clairement rédigé, présente un intérêt manifeste pour la compréhension de cette dimension des "réformes".
Il fait par exemple justice des accusations démagogiques portées contre la frénésie dépensière des collectivités locales, en visualisant dans le graphique ci-dessus les transferts de charges cumulés à l'origine de l'accroissement des dépenses cumulées des différents niveaux de collectivités territoriales.
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Il montre également comment les remèdes envisagées par la commission Balladur sont parfois en contradiction avec le diagnostic posé, lui-même très approximatif.
Enfin, il fait ressortir la brutalité du virage recentralisateur qui inspire financièrement la réforme : diminution des recettes fiscales sur lesquelles les collectivités peuvent
agir et renforcement des recettes administrées par l'Etat.
On trouvera le dossier complet sur le site de l'AMF.
Ces réactions salutaires laissent entière une question : dans quel autre pays "démocratique" un braquage d'État tel que celui auquel se livre
aujourd'hui l'Etat central français serait-il seulement imaginable ? Le jacobinisme qui, après avoir détourné la Révolution, a servi Napoléon, les rois restaurés, le second
Empire, l'Etat français, et permis plus récemment le bradage des médias publics, la soumission de la presse, la victoire des candidats de l'argent, le baîllonnement des minorités, etc,
passera-t-il encore longtemps pour le modèle idéologique de la République ?
A vous la parole