Majorité deux fois réduite pour la liste municipale d'union de la gauche (J. Batteux) à Saint-Nazaire : au premier tour par rapport à 2001 (43,23 % au lieu de
53,44 %) et au second tour de 2008 (40,52 %) par rapport au premier !
Condamnation de l'union de la gauche ? Les résultats des cantonales de l'agglomération disent plutôt le contraire. Dans le canton de Saint-Nazaire - Centre, l'adjoint PS Gérard Mauduit fait mieux
qu'en 2001 au premier tour, 47,43 au lieu de 32,98, avec il est vrai moins de candidats, et un peu moins bien au second). A Saint-Nazaire - Ouest, le Vert Gilles Denigot (ancien leader
syndical des dockers, contesté par une partie du PCF local, et membre lui aussi de la majorité municipale sortante) succède à la socialiste Marie-Odile Bouillé (élue député en 2007) avec
65,89 % des voix au second tour. Dans le canton voisin de Montoir-de-Bretagne, l'union permet au PCF (Roger David) de conserver le canton, malgré la tentative d'une dissidente PS
de s'engouffrer dans la brèche ouverte par la retraite de Jean-Louis Le Corre.
A l'évidence, le choix de l'union reste celui de la population dans l'agglomération nazairienne, mais le résultat municipal nazairien traduit un désenchantement certain vis-à-vis de
l'équipe en place, des attentes déçues, qui se sont aussi traduites par la présence de quatre listes au second tour, évitée en 2001. Le score personnel de Damien Perrotin au premier
tour dans le canton de Montoir-de-Bretagne (3,33 %) n'invalide pas les souhaits de participation en bonne place aux listes d'union.
les raisons du recul (qui coûte à l'UDB un élu possible à Saint-Nazaire) sont peut être au contraire à chercher du côté d'une ouverture parcimonieuse, ou nulle comme à Pornichet, et pas seulement
le jour du scrutin ou pour la constitution des listes. L'abstention (plus de 46 % aux deux tours dans la commune) invite elle aussi à réexaminer en profondeur les forces et les
faiblesses de la gauche municipale nazairienne.
A vous la parole