"Ne faisons pas des frontières
un sujet de polémique !", répond Jean-Marc Ayrault à une question de Presse-Océan (édition du 11 avril 2009).
Mais d'où vient la polémique, si ce n'est de la partition de la Bretagne sur laquelle il souhaite ne pas revenir, voyant à l'oeuvre dans la réunification, à l'instar de Jacques
Auxiette, une "logique identitaire" (OF 44, 19 mars 2009)?
Il faut pourtant en finir avec un découpage qui n'apporte aucune plus-value à l'action publique et lui retire l'adhésion d'une population attachée à son identité,
comme la population des autres vraies régions d'Europe. Il faut cesser de vouloir culpabiliser les Bretons à ce sujet.
La seule question est "quand ?". La Loire-Atlantique et le reste de la Bretagne ont un intérêt commun à bénéficier de l'image forte d'une région identifiée
positivement et connue dans toute l'Europe et au-delà. Dépensera-t-on encore longtemps des millions d'euros pour détruire cet acquis dans les 32 000 km² de la
région factice et un peu au-delà ?
Veut-on une région vivante, identifiée, appréciée, attirante pour ses voisins ou un nain de jardin au bord de la route de Paris ?
Bon courage pour inciter les militants à continuer dans cette voie sans issue.
Yann Vary
Les divergences entre le PS et l'UDB sur la Bretagne et le peuple breton sont de notoriété publique, et nul ne pense que l'UDB hésite à s'exprimer sur le sujet.
Nul ne pense non plus qu'il existe une majorité en Bretagne qui s'intéresse à la fois aux spécificités des Bretons et aux autres problèmes qu'ils vivent comme tout le monde.
Les alliances sont faites pour pallier ce manque. Leur faire dire autre chose est enfermer les Bretons dans ce qu'ils ont de spécifique. Rien ne montre que cela les enthousiasme...
On peut renforcer la part bretonne dans les les alliances nécessaires ou préférer le plaisir solitaire des alliances entre soi. Le reste est affaire de centralisation du pouvoir et des média : si vous pouvez aussi changer cela, nous gagnerons du temps, non ?