Partager l'article ! Il y a 215 ans, le "Vengeur" entre dans la légende révolutionnaire: Le 1er juin 1794, au large de Brest, 170 navires chargés de blé ...
Le 1er juin
1794, au large de Brest, 170 navires chargés de blé d'Amérique s'apprêtent à débarquer sur les côtes françaises leur cargaison très attendue. Ils sont protégés par une
escadre courageuse, mais peu expérimentée, commandée par l'amiral Villaret de Joyeuse, l'un des rares officiers de son rang à n'avoir pas émigré. L'escadre fait difficilement face à un adversaire
anglais plus nombreux et bien entraîné. Le blé passe, mais l'escadre sort de l'affrontement dans un état pitoyable.
Le pouvoir révolutionnaire mal informé se saisit de récits de bravoure "à la française", comme celui qui évoque la fin du navire "Le Vengeur", dont l'équipage refusant de se
rendre et de quitter le navire gravement touché aurait sombré en criant " Vive la Patrie, Vive la République ! ".
En fait, le capitaine du Vengeur, jugeant le navire perdu et le combat inutile, s'était rendu aux Anglais dont les chaloupes purent sauver 400 des marins de l'équipage, qui furent retenus
prisonniers quelques mois puis libérés. Leur retour en France apporta un murmure d'information plus juste sur la fin du navire, mais personne ne tenait vraiment à rectifier la glorieuse
histoire et, depuis 1794, le Vengeur continue de rendre service à la France éternelle.
Illustration (photo MF) : une sculpture représentant la fin du Vengeur orne le pied d'un des piliers intérieurs du Panthéon.
Sources : voir notamment le site de la revue d'Histoire Hérodote.
A vous la parole