Dans Presse-Océan du 30 octobre, en page Loire-Atlantique, Alice Meker rend compte dans un bon "papier" de la progression de l'enseignement du breton en
Loire-Atlantique.
Symptomatiquement, la journaliste éprouve le besoin de présenter brièvement la langure bretonne à ses lecteurs, et le fait en feignant de craindre qu'à la lecture de quelques mots, ceux-ci
puissent prendre le breton pour du chinois.
Nous ne ferons pas grief à Alice Meker de cette entrée en matière ! Elle met au contraire le doigt sur une réalité bien française : l'ignorance absolue, hormis
parfois quelques mots, des "langues régionales". Sortis de "kenavo !", et de "gast !" pour les plus cultivés (!), le Français ne connaît strictement rien de ces langues.
En dix ou quinze ans de scolarité, est-il vraiment possible de n'avoir jamais vu une seule phrase en breton, en basque, en corse, en catalan, en
occitan, en alsacien, en flamand ? Oui.
Il faut croire que c'est trop dangereux pour l'unité nationale, ou que ça pourrait compromettre l'acquisition des connaissances indispensables sur les civilisations égyptienne, grecque ou
romaine.
Comme l'enseignement de l'histoire bretonne, qui se réduit à la diffusion superficielle de quelques lueurs sur Du Guesclin et la Duchese Anne. Un Traité d'Union en
1532 ? Ah! bon ? Mais pour quoi faire ?
Pour ça ? Les "citoyens du monde" autoproclamés ont bonne mine.
A vous la parole