Juste un peu actualisée...
[Article le plus consulté des 7 jours écoulés au 15 septembre 2010 !]
Besson "n'était pas au courant" [video] , mais Hortefeux "revoit sa copie"... La commissaire européenne à la Justice et aux Droits parle de honte et envisage une procédure contre la France (lire). Pris l'allumette à la main, le parti sarkozyste affecte effrontément d'être à la recherche des incendiaires. Trop tard ! Les faits et les responsabilités sont établis (voir ci-dessous) . Il faut désormais empêcher ces gens de continuer leurs jeux dangereux. Rappel :
Par la voix de MM. Hortefeux et Besson, la France, après sa mise en cause par le Parlement européen (voir notre article ci-dessous) , prend des poses outragées pour se défendre de toute discrimination dans sa politique de démantèlement et d'expulsions.
Une circulaire du Ministère de l'Intérieur aux préfets, datée du 5 août dernier, que l'on peut désormais trouver dans la presse ou sur Internet, apporte la preuve du contraire, s'agissant précisément des Roms.
Il est désormais clair que "le pays des droits de l'homme" se moque du monde, et que les responsables de cette politique doivent quitter la scène dans les meilleurs délais.
Illustration : titre, références et premières lignes de la circulaire. Cliquez sur cet extrait pour accéder au document intégral.
C'est par 337 voix contre 245 et 51 abstentions que le Parlement européen a adopté, aujourd'hui 9 septembre, une résolution faisant
injonction à la France de suspendre les expulsions de Roms ! Les eurodéputés soulignent que «les expulsions collectives sont interdites» par la Charte des droits
fondamentaux et par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et qu'elles sont «contraires» au droit européen «car elles constituent
une discrimination fondée sur la race et l'appartenance ethnique».
La résolution était présentée par les groupes Verts-ALE, socialiste, libéraux et communiste. C'est dire que, même si les résolutions du Parlement européen n'ont pas un caractère obligatoire pour les Etats membres, une étape très importante a été franchie dans la mise en cause publique et déterminée de l'Etat français pour sa politique à l'encontre des minorités.
Le groupe des Verts-ALE fait justement remarquer en se félicitant de ce vote que "les expulsions constituent un test crucial pour l'Europe quant à sa capacité à respecter ses propres droits inscrits dans la Charte des Droits fondamentaux".
Habituées à plus d'aimable hypocrisie à leur endroit, les autorités françaises ont réagi par la voix d'Eric Besson en estimant que le Parlement européen était sorti de ses prérogatives en adoptant cette résolution, et que "la France n'a évidemment pas à se soumettre à un diktat politique". Le ministre de Sarkozy ajoute que la France respecte scrupuleusement le droit communautaire et la législation intérieure française.
Il lui reste à convaincre ceux, de plus en plus nombreux, qui en doutent et le font savoir.
Illustration : Jerzy Buzek, actuel président du Parlement européen (cette illustration de l'institution européenne, qui vous reposera les yeux de la galerie de portraits franco-français, ne préjuge pas de sa position personnelle de M. Buzek sur le sujet de cet article.
Le Plaid Cymru, parti gallois avec lequel l'UDB entretient des relations suivies, vient de porter pour la première fois une femme,
Jill (Jillian) Evans, à sa présidence. Elle succède à Daffyd Iwan.
Née en 1959, Jill Evans a adhéré très tôt au Plaid Cymru et participé à de nombreuses luttes sociales, notamment au grand mouvement de soutien aux mineurs du Pays de Galles en 1984-1985 contre la politique anti-sociale et anti-syndicale de Margaret Thatcher. Elle est la première et peut-être seule femme a être descendue dans la mine de Maerdy.
Elue députée européen en 1999 (réélue en 2009), elle a été vice-présidente du Comité pour les droits des femmes et membre des commissions chargées de l'environnement et de la question palestinienne.
Depuis les dernières élections européennes, elle est première vice-présidente, au titre de l'Alliance libre européenne (ALE)(1) du groupe parlementaire Verts-ALE, le quatrième en importance du Parlement européen.
L'UDB a adressé ses félicitations à Jill Evans que ses représentants ont souvent rencontrée à Strasbourg, à Bruxelles, au Pays de Galles et en Bretagne.
Les progrès du Plaid Cymru ont fortement contribué à la dévolution de pouvoirs centraux britanniques aux institutions galloises, dont les moyens et les pouvoirs excluent des projets de "réforme des collectivités locales" comme ceux soutenus par la majorité sarkozyste, et naturellement qu'on puisse imposer aux Gallois une région des "Pays de la Wye" !
(1) : Alliance à laquelle l'UDB participe à travers la fédération Régions et Peuples solidaires, qui en est la composante française, et qui est elle-même représentée au Parlement européen par le député corse François Alfonsi.Le sigle anglais, parfois rencontré dans des textes en français, est EFA (European free Allance).
[L'article ci-dessous, repris du blog des Jeunes de l'UDB (voir le site), a été le plus consulté entre le 26 mai et le 2 juin]
Yann Le Blévec est un jeune militant de l'UDB de Loire-Atlantique. Il représentait l'UDBy au congrès des jeunes du parti socialiste de majorque(1) (PSM), parti membre de l'EFAy(2) . Gael Briand, responsable des affaires internationales des Jeunes de l'UDB a recueilli ses impressions
Yann, quels ont été tes premières impressions à ton arrivée à Palma?
Je suis arrivé à 23h40 vendredi 21 mai. D'abord surpris par la taille de l’aéroport. Après quelques détours, je rejoins Antoni Trobat [note: Antoni est membre du bureau de l'EFAy] et Joan Ferrà Terrassa, l’ancien secrétaire général des jeunes qui a cédé son mandat ce week-end-là, deux des principaux coordinateurs du congrès. Puis, on a attendu des camarades basques autour d'une bière. Donc, ambiance plutôt détendue. Une fois réunis, les deux Catalans nous ont conduits dans un pub appelé « es pinzell », leur quartier général ! La nuit a été courte...
La décoration intérieure est ultra militante, des affiches demandant la libération des camarades catalans, emprisonnés par l’Etat espagnol, ornent les murs. Ce qui est fou, c'est la solidarité existant entre nous alors que nous nous connaissons à peine!
C'est le samedi qu'a lieu le congrès?
Oui, mais nous visitons d'abord le Parlement des Baléares. C’est un bâtiment dans le plus pur style 19ème. Nous passons par la bibliothèque des parlementaires, par l’hémicycle où sont discutées les lois et nous terminons par la visite des différentes pièces de tractations.
Actuellement le gouvernement des Baléares est un gouvernement d’alliance de gauche dont fait partie le PSM.
Nous passons ensuite par la cathédrale appelée la seu, un édifice immense. On trouve au niveau de l’hôtel une œuvre d’Antoni Gaudí l’architecte Catalan du début du 20eme siècle à qui l’on doit notamment la Sagrada Família de Barcelone.
Puis, nous retrouvons les membres du parti accompagnés d'une équipe de télévision locale. Tous les invités des différents pays du continent discours à la tribune les uns après les autres.
Tu peux nous citer un extrait de ton discours?
Un petit résumé de mes trois pages!
« Nous ne partageons pas la même culture, la même langue […] et pourtant nous sommes très proches. Nous sommes proches parce que nous défendons cette même idée que les peuples et les cultures doivent disposer d’eux-mêmes. […] En Bretagne, notre culture a été marginalisée, notre langue interdite et quasi éradiquée par l’État jacobin. Une poignée d’entre nous refuse cet état de fait. C’est pourquoi nous prenons la parole, c’est pourquoi l’UDB existe, défendre une culture, défendre des Hommes. […] Chez nous, une simple signature d’un sbire de Pétain et 1000 ans d’histoire étaient balayés d’un revers de main. […] Nous nous battons pour la réunification de notre pays. Nous nous battons pour notre culture, notre langue, nous nous battons pour une politique sociale plus juste et équilibrée, tournée vers les autres. […] L’écologie est une composante indispensable de notre combat. […] C’est un long combat semé d’embuches mais nous avançons et nous réussirons. […] Kentoc'h mervel eget bezañ saotret. Muchas Gracias »
Tu l'as joué solennel! Que retireras-tu de ce séjour au final?
Ce fut une des expériences de politique les plus enrichissante depuis mon engagement à l'UDB. J’ai rencontré des
jeunes passionnés qui connaissent parfaitement leur sujet et qui s’engagent à fond. J'espère recroiser Mikel Anderez, un basque d’Iratzarri qui doit venir sur nos côtes du Finistère
dans le cadre d'un projet Natura 2000. Par rapport à mon expérience personnelle de l’UDB Loire-Atlantique, j’ai bien vu le travail qu’il nous reste et l’importance d’avoir des jeunes
motivés.
C’est un voyage de remise en question, quand on voit l’inertie politique de la France au niveau de ses composantes régionales… Il y a vraiment de quoi hurler !
(1) : La coalition autonomiste et socialiste des Baléares fédère des formations organisées au niveau des îles.
(2) : Mouvement des jeunes de l''Alliance libre européenne (ALE).à laquelle adhère l'UDB,
Illustrations - En haut : Des représentants de la JEN accompagnent la délégation internationale au parlement des baléares. A droite, Yann Le Blévec, représentant de l'UDBy. - En bas : Yann et Antoni.
L'Union démocratique
bretonne (UDB) est membre de la fédération Régions et Peuples solidaires (R&PS), composante d'Europe Écologie. En manifestant votre soutien
à R&PS dans la campagne d'Europe Écologie pour les élections régionales, vous renforcerez à la fois la représentativité d'Europe Écologie dans les
populations directement concernées par l'action de R&PS, et le poids des objectifs de R&PS au sein des objectifs communs.
Nous avons tous à y gagner !
Pour signer la déclaration de soutien, cliquez sur le logo ci-contre de RetPS ou sur l'adresse suivante :
http://www.r-p-s.info/Soutien-a-Regions-et-Peuples,
et allez signer au bas du texte. Vous validerez votre signature en cliquant à l'intérieur d'un accusé de réception qui sera adressé aussitôt à votre
messagerie.
La France s'apprête
à célébrer le vingtième anniversaire de la Convention internationale des Droits de l'Enfant, votée le 20 novembre 1989 par une Assemblée générale de l'ONU unanime,
qu'elle a signée le 26 janvier 1990 et ratifiée le 7 août de la même année.
On peut compter sur la mémoire sélective des autorités françaises pour éviter à cette occasion toute allusion aux réserves émises par la France lors de sa ratification,
qui privent d'effet sur son territoire l'article 30 de cette convention. Le site officiel du Ministère des Affaires étrangères les évoque tout de même
brièvement sur son site (§ Déclarations). Le site officiel Allo 119 consacré à l'enfance en danger publie à l'usage des enfants une version simplifiée de cet article 30 qui vaut son
pesant d'hypocrisie : pas de mention des réserves françaises, et rédaction (mensongère, donc) incompréhensible pour ses destinataires présumés : Si tu es d'origine
autochtone... Voir le site d'Allo 119.
Que dit donc cet article 30 ? On peut prendre connaissance de ce texte sulfureux sur le site de l'UNICEF :
Dans les Etats où il existe des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques ou des personnes d'origine autochtone, un enfant autochtone ou appartenant à une de ces minorités ne
peut être privé du droit d'avoir sa propre vie culturelle, de professer et de pratiquer sa propre religion ou d'employer sa propre langue en commun avec les autres membres de son
groupe.
Voilà, c'est tout. Mais la France estime que sa Constitution (notamment l'article 2) traduit l'absence de minorités sur son territoire, qui
pourraient se fonder sur ce texte pour exiger le respect de leurs droits. Les Bretons, par exemple. Pas question, évidemment. Alors ses assemblées ont voté sans états d'âme, lors de la
ratification, les réserves qui leur étaient proposées (voir in fine page
wikipedia) . Pour l'article 30 :
2 - Le Gouvernement de la République déclare, compte tenu de l'article 2 de la Constitution de la République française, que l'article 30 n'a pas lieu de s'appliquer en ce qui concerne
la République.
Et tant pis pour les droits des enfants.
Le 22 juin 2008, le Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU, destinataire des rapports des Etats sur l'application par eux de la Convention, formulait à l'intention
de la France les observations et recommandations suivantes (reproduites sur le site de la CNCDH) :
Réserves et déclarations
8. Le Comité regrette que l’État partie continue d’invoquer des préoccupations de droit
interne concernant la recommandation précédente du Comité de retirer la réserve relative à
l’article 30 et les deux déclarations en rapport avec les articles 6 et 40 de la Convention.
9. Le Comité recommande de nouveau à l’État partie de revoir sa position à l’égard des
enfants appartenant à des groupes minoritaires et d’envisager de retirer sa réserve à
l’article 30 de la Convention, ainsi que les deux déclarations concernant les articles 6 et 40
de la Convention.
Bref, le "Pays des Droits de l'Homme" est encore pris en flagrant délit de repli
identitaire...
Dans Le Monde daté du 24 octobre,
Patrick Roger détaille le "parachute électoral doré" que la Droite est en train de se préparer en modifiant plusieurs articles du Code Électoral.
Le journaliste met aussi en lumière la grave menace que ces modifications font peser sur la parité hommes/femmes dans la représentation des citoyens.
Les lois sur la parité ne s'appliquent qu'aux scrutins de liste1 (proportionnelle). Ce qui
explique que les femmes représentent 47,6 % des assemblées régionales, mais à peine plus de 10 % des conseils généraux (assemblées départementales). Or, l'un des projets électoraux
concoctés par le Gouvernement prévoit de remplacer ces deux élections par celle, unique, de "conseillers territoriaux" avec - pour 80 % des postes - un scrutin uninominal majoritaire dans des
cantons redécoupés et réduits en nombre. C'est-à-dire d'appliquer le modèle "conseil général" à l'élection des nouveaux "conseillers territoriaux" !
Autrement dit, la représentation féminine dans les conseils régionaux va s'effondrer. La représentation des minorités aussi, d'ailleurs. Qu'en disent les "grands partis ?
Faut-il compter sur le Conseil constitutionnel pour faire barrage à cette scandaleuse régression ? La Constitution stipule, rappelle
P. Roger, que "la loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux". Si les "réformes" ourdies par la Droite voyaient le jour, la République
ferait un énorme pas dans le mauvais sens !
(1) : La rigueur du principe est atténuée par le fait que la tête de liste étant le plus souvent un homme, l'élection à la proportionnelle du début d'une liste se
traduit par un résultat global légèrement défavorable aux femmes. Cette tendance est accentuée par le fait que certains vieux crocodiles masculins, écartés d'une liste pour cause de parité, se
mettent opportunément en dissidence et présentent leur propre liste, dont ils sont évidemment la tête. On l'a vu en Loire-Atlantique aux élections sénatoriales.
Illustration : Conseil municipal de Saint-Herblain. 47,5 % des conseillers municipaux des communes de plus de 3500 habitants sont des femmes. L'élection se fait dans ces communes à la
proportionnelle.
Le Secrétaire général des Nations
Unies, Ban-ki-Moon, vient d'apporter à Los-Angelès son soutien à la reconnaissance des gouvernements subnationaux comme partenaire dans les
négociations "post-Kyoto". Il s'exprimait dans le cadre du sommet mondial des leaders régionaux sur le climat, organisé du 30 septembre au 2 octobre à l'invitation du gouverneur
de Californie, Arnold Scwartzenegger.
Dans le jargon "onusien", les gouvernements subnationaux sont ceux des régions et peuples non constitués en Etats, comme la Bretagne.
Représentant la Bretagne à Los-Angelès, Christian Guyonvarc'h, vice-président UDB du conseil régional B4 chargé des relations internationales, a contribué au ralliement
décisif du groupe africain du sommet à l'idée ainsi reprise par M. Ban-ki-Moon. Voir sur ce point le site de la Conférence des Régions périphériques maritimes .
Illustration : Ban-Ki-Moon à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York, le 23 septembre (photo
extraite du site de l'ONU).
Les journées d'été 2009 de Régions et Peuples solidaires, reçues à Tréguier cette année par l'UDB, s'achèvent le 27 août au terme de débats suivis avec beaucoup
d'intérêt et de sympathie par 250 délégués et invités.
On reconnaît ici à la tribune Robert Pedron (membre du bureau politique de l'UDB), Yannick Jadot (nouveau député européen d'Europe Écologie, François
Alfonsi (nouveau député européen EE/R&PS), Mona Bras (conseillère régionale, porte parole de l'UDB), Michel Balbot (Verts),
Gustave Alirol (Président de R&PS, Partit occitan).
On peut voir ci-contre une partie de la salle.
Sur les thèmes abordés et les orientations votées par les délégués de R&PS, on peut se reporter ici à la motion finale du
Congrès et au site national de l'UDB (voir liens).
Photos : Pierre Morvan.
A vous la parole