Anne-Marie Kervern et Frédérique Le Nédellec, élues UDB de Brest, sont intervenues le 15 décembre au Conseil municipal pour dire ce qu'elles
pensent du "débat" sur l'identité nationale et sur les identités. Le site internet de l'Association des Elus progressistes de Bretagne (AEPB) publie cette intervention dont voisi le
début :
"Tout d’abord, nous sommes depuis sa création, hostiles à un ministère qui associe étroitement identité nationale et immigration, comme si l’une était menacée par l’autre, faisant, par cet
amalgame, des boucs émissaires potentiels des personnes d’origine étrangères vivant sur notre territoire.
"Ensuite, parler d’identité au singulier - les sciences humaines, heureusement, sont là pour nous le rappeler- est une aberration, les identités individuelles ou collectives,
étant toujours multiples, pluridimensionnelles, évolutives.
"Il n’est pas dérisoire de parler d’identité, mais comment donner un contenu fédérateur à une question aussi grossièrement posée, une question qui semble ignorer
que la France est de formation plurielle, qu’elle a des valeurs de références : liberté, égalité, fraternité, laïcité, diversité. (...)".
Pour lire l'ensemble de l'intervention, cliquer ici.
Avec nos
meilleurs voeux ... et le billet de Ronan Leprohon, rédacteur en chef du Peuple breton, dans le premier numéro de 2010, qui sort demain 4 janvier et vous
parviendra dans les jours suivants si vous êtes abonnés.
En cliquant sur le billet ci-dessus, vous pourrez consulter l'ensemble de la page Sommaire.
La fédération de Loire-Atlantique de
l'Union démocratique bretonne (UDB) annonce qu'elle s'abstiendra de participer à un débat public dont les termes et les finalités n'ont rien à voir avec les réalités de la société
française et les nécessités d'une réflexion ouverte sur les vraies interrogations qui la minent.
On lira ici le communiqué diffusé à ce propos par Pierre Even, responsable de
la fédération.
Illustration : "Habillage" d'une photo d'archives diffusée par la présidence des Etats-Unis.
Il y a urgence à dire non, et même à
aller dire non sur place.
Deux sites d'Ikéa en Bretagne, ceux de Nantes - Saint-Herblain et de Brest, ont lancé dimanche 6 décembre une offensive soigneusement préparée contre le repos du
dimanche,
Celui de Nantes l'a fait contre une interdiction négociée, consacrée par un arrêté préfectoral. A la suite d'une manoeuvre douteuse, la manifestation hostile à l'ouverture s'est dispersée
prématurément et un quart d'heure plus tard, les portes étaient ouvertes.
La suite ne s'est pas fait attendre, les commerçants du centre ville de Nantes ont demandé à bénéficier de deux dimanches d'ouverture avant Noël. Et ce ne serait qu'un début, si les
portes d'Ikéa étaient de nouveau ouvertes le 13 décembre.
On sait ce que vaut la "liberté" des salariés qui acceptent de travailler ce jour-là. Les avantages consentis par leur employeur pour forcer la barrière sociale disparaîtraient bientôt, une fois
la place conquise. Et tout le commerce devrait suivre, chaque enseigne pour conserver sa part de clientèle. Puis ce serait de proche en proche l'ouverture en soirée, puis la nuit.
L'UDB appelle ses adhérents, ses amis, les salariés, tous ceux qui ne veulent pas que tous les jours de la semaine soient sacrifiés au travail (au profit de quelques-uns, en fin de compte) à
se rassembler dimanche à 9 h, aux portes d'Ikéa dans la zone Atlantis de Saint-Herblain.
En laissant faire Ikéa dimanche, on s'interdirait pour l'avenir de pouvoir agir, car ce ne serait plus possible.
Communes, la revue mensuelle des élus socialistes et républicains (socialistes et apparentés) analyse quatre ouvrages1 dans sa livraison de mai, sous le titre curieusement commun : "Communautarisme ou égalité : les termes du débat".
Mais à lire l'article de Philippe Foussier, le "communautarisme" regroupe les militants des statistiques ethniques, de la discrimination positive, d'une laïcité ouverte aux diversités comme
aux dogmatismes religieux, et on en passe. Autant de sujets dont l'unité et/ou l'amalgame prêtent pour le moins .à discussion.
Aucun doute : la reconnaissance par Mitterrand du droit à la différence en 1981 doit se situer pour l'auteur, dans les cryptes inquiétantes du communautarisme !
Ces jacobins comprendront-ils un jour que l'égalité - comme la liberté et la fraternité - n'ont de réalité concrète que dans un monde composé d'autres, par difinition
différents, et que ce sont ces différences qui donnent un sens à ces trois principes de la République ?
Foussier reproduit voluptuseusement une citation de Walter Benn Michaels : "S'agit-il de répartir les inégalités sans discrimination d'origine ou de sexe ou de les supprimer
?", comme s'il était inconcevable de lutter à la fois contre les inégalités et pour le droit à chacun d'être lui-même sans mutilation linguistique,
culturelle, sexuelle ou autre.
L'UDB devrait songer à organiser des stages...
1. La bataille de la laïcité (Guy Georges), La Laîcité, précieux concept ( (Nabil El-Haggar, La banalité du bien (G. Konopnicki), La diversité contre l'égalité (W. Benn Michaels).
Certains voudraient
dissoudre le vignoble nantais dans un Val de Loire qui les marginalise à terme.
D'autres évoquent dans un article d'Ouest-France la centaine de viticulteurs de Bretagne, ce qui n'en fait pas beaucoup pour les 16 000 hectares de vigne de
la Loire-Atlantique...
Mais ...in vino veritas, comme disaient les envahisseurs venus des vignobles transalpins !
On apprend qu'à Couëron, au nord de la Loire, à 10 km à l'ouest de Nantes, le cépage berligou, un pinot noir encouragé jadis par le duc François II de Bretagne, va être
réintroduit sur une parcelle expérimentale de 600 m² (350 plants environ).
Peu avant, une mutation naturelle de muscadet en raisin rouge a fait apparaître dans le vignoble un nouveau cépage. Comment a-t-on baptisé (!) ce cousin du célèbre cépage melon
bourguignon (qui donne le muscadet) ? Oui, vous avez gagné : melon breton !
La région factice n'a décidément pas de chance.
Mais tout ça c'est du passé, non ? Comme on disait aussi naguère aux parents bretonnants pour les dissuader de parler breton à leurs enfants...
A Guerlesquin, l'extrême-droite est-elle en train de se recycler en exploitant à sa façon des thèmes identitaires ? Jugez-en par vous-mêmes au
visionnage de cette video
publiée sur DailyMotion.
(Information reprise du blog des Jeunes de l'UDB).
Selon un sondage IFOP/Journal du Dimanche, 76 % des Français jugent que le PS n'a pas de réponse à la crise économique, et 69 %
qu'il ne ferait pas mieux que la droite (30 % d'un avis contraire).
Le Conseiller régional PdL Christophe Clergeau (PS) , qui trouve dans le "sondage" anti-réunification du 7 mars (voir informations ci-dessous) des raisons de "fermer le dossier de la
réunification de la Bretagne", ne trouve-t-il pas que ce sondage catastrophique sur la perception de son parti doit conduire sans tarder à fermer le dossier "Parti socialiste" ?
Mais nous, nuos ne sommes pas forcément pressés. Quand il voulait vraiment le pouvoir pour changer la société, le PS a su défendre - avec d'autres - beaucoup de revendications économiques,
culturelles, sociales des Bretons, dont la réunification. Ce n'est pas impossible de repartir dans le bon sens.
Le PS d'aujourd'hui classe la réunification dans les manoeuvres de Sarkozy (à qui la faute ?) et fait un seul sac poubelle de revendications qui n'ont pas attendu Sarkozy et du programme
politique appliqué par ce dernier depuis deux ans (grâce à qui ?). Unissons-nous, dit-il comme d'autres, contre l'intention cachée de Sarko, qui serait notamment de liquider les
régions.
Soit, mais le meilleur moyen de contrer de telles attaques n'est-il pas de disposer de vraies régions, aimées et soutenues par leurs habitants ? L'UDB en propose quatre fortes au lieu de six
faibles dans l'Ouest. Il faut se dépêcher à les mettre en place ! Le reste est bavardage et conciliabules. Des régions comme les PdL sont pain béni pour le renforcement de la
centralisation.
Quasi-suppressions hypocrites de l'Impôt sur
la fortune et des droits de succession, bouclier fiscal, démantèlement des 35 h, renflouement des banques spéculatrices, atteintes programmées à la timide régionalisation Defferre, médias offerts
à la finance, etc : les amis de M. Sarkozy ne savent quoi offrir au parti socialiste pour lui permettre de dénoncer leur politique et de préparer la relève. Les électeurs en rajoutent une
couche en confiant la majeure partie du pouvoir régional et départemental à ce même PS. Le pouvoir est à ramasser.
Hélas ! Le seul ring visible est celui où s'affrontent les prétendants à la direction du dit parti. Pendant que Sarkozy détricote le tissu social, le PS se déchire à coups de sabre. Le bruit des ambitions couvre la plainte des citoyens.
Le PS ne paie-t-il pas, entre autres, son choix séculaire en faveur de la centralisation étatique pour atteindre et conserver le pouvoir ? L'État centralisé est l'instrument historique de la droite, qui fusionne autour de lui tous ses intérêts : pouvoir d'Etat, pouvoir financier, pouvoir des médias, pouvoir culturel, pouvoir de mise au format des hauts fonctionnaires, etc... En y calant son organisation pour faire émerger ses dirigeants, former ses cadres, constituer ses écuries, le PS ne se condamne-t-il pas à n'accéder au pouvoir que pour de brèves périodes, et pour une politique autre que celle qu'on attend de lui, mise en oeuvre avec les alliés qu'il trouve dans la pépinière ?
Le peuple est tout en bas, résigné, prêt à voter de nouveau "utile" si on le lui demande. Et la relève des septuagénaires collectionneurs de mandats se prépare fébrilement au sein des élites présélectionnées, où l'on compare, exemples en mains, l'intérêt des différentes filières...
Au-delà d'une facile ironie, qui s'en réjouit ?
.
Les "portails" rivalisent d'inventivité et d'humour pour nous submerger de conseils de séduction.
Voici un extrait du portail Hotmail sur le sujet (30 octobre) :
Depuis des mois, Mathieu se lamentait. Personne ou presque ne visitait sa page. « J’ai réalisé
que mon profil était aussi excitant qu’un week-end pluvieux en Bretagne », se souvient ce consultant en marketing. Un jour, il décide de prendre une heure pour tout
réécrire afin d’optimiser son profil. Quelques heures après, la magie opère, sa boîte aux lettres déborde.
Allez, vous voyez bien que c'est facile de draguer ! Une heure, ce n'est rien, quand même !
Ah ? Vous vivez en Bretagne ? Pas de chance vraiment... Enfin : bon courage !
C'est ça, mon gars. Laisse-nous encore un peu en paix... Ça nous fait tellement de bien.
A vous la parole