[Paru le samedi 26 et le déjà plus consulté de la période 21 - 28 juin !]
Renouvelé lors des élections des 7 et 14 mars derniers, le Conseil régional de la "Bretagne" administrative a adopté le 25 juin, à l'unanimité, une nouvelle motion en faveur de la réunification de la Bretagne et d'un renforcement des consultations et coopérations avec le Conseil général de Loire-Atlantique.
Les présidents des deux exécutifs, qui se rencontrent le lundi 28, auront rapidement l'occasion d'aborder le sujet.
Le voeu était présenté conjointement par Herri Gourmelen pour le groupe UDB-Autonomie et Écologie(1) et Guy Hascoët pour le groupe Europe Écologie Bretagne.
Après une première tentative au lendemain de l'élection de nouveau Conseil, l'unanimité n'était pas acquise d'avance et ce sont des négociations intelligemment menées qui ont permis d'y parvenir.
Le texte voté (dont la présentation matérielle a été remaniée pour des raisons techniques) peut
être consulté ici.
(1) : Cette nouvelle appellation remplace celle d'UDB-Gauche alternative, choisie après l'élection précédente par le groupe qui comprenait alors pour un temps Christian Troadec.
[L'article le plus consulté entre le 9 et le 15 avril 2010]
"Quelle stratégie pour la réunification de la Bretagne ?". Les jeunes de l'UDB en tro Breizh (tour de la Bretagne) avaient mis la barre très haut en choisissant ce thème de réflexion pour leur étape du 13 avril à Nantes.
Mais ils ne sont pas repartis déçus ! Ni eux, ni les participants venus réfléchir avec eux dans la salle C de la Maison des Syndicats. Il y avait là d'autres jeunes, au parcours semblable ou différent, des militants chevronnés, et de "simples" citoyens désireux d'enrichir l'image qu'ils se font de la Bretagne, du pourquoi et du comment de sa situation et de ses aspirations.
Lancés par Gwendal Rioual dans un esprit d'ouverture et de recherche, les échanges se sont engagés avec beaucoup de spontanéité et de réalisme.
Les différents styles d'action pour la réunification, les décalages entre une population plutôt sympathisante et un noyau militant passionné, entre
la valeur des argumentaires économiques, historiques ou culturels et l'écho qu'ils recueillent ou qu'on leur laisse, le lien entre la réalité massive du jacobinisme français,
le découpage du territoire en "régions" faibles et la possibilité unique en Europe de priver celles-ci de
personnalité et de pouvoir (découpage actuel ou réformes Sarkozy) n'ont laissé aucune place à l'ennui !
Chacun avait conscience, en quittant la salle, de repartir plus riche qu'il n'était arrivé, et mieux préparé à poursuivre un combat si profondément partagé.
Mais la connaissance et la préparation du terrain ne sont-elles pas, tout compte fait, la première étape de toute stratégie victorieuse ?
Illustrations : vous pouvez compléter les deux vues ci-dessus de la réunion par le petit album photos accessible en colonne de droite. Cliquez sur la mini-photo Tro Breizh UDBy, puis sur "lancer le diaporama".
L'article - et l'album photos - les plus consultés entre le 26 février et le 7 mars 2010]
Le 27 février n'est pas le 20 septembre (date de la Festimanif en 2008) : les
organisateurs en avaient bien conscience en appelant à constituer - vue du ciel - une fresque humaine matérialisant un slogan simple : 44 = BZH à deux
semaines du premier tour des élections régionales. Il fallait plusieurs centaines de personnes rien que pour composer lisiblement chacun de ces caractères en lignes
épaisses (3 m) dans des rectangles d'environ 15 m x 10 m !
Seuls les quelques occupants de l'hélicoptère sollicité pour la prise de vues en connaissent le résultat visuel quand cet article a été rédigé(1) . Mais par liaison radio, ils ont fait connaître aussitôt à la terre (!) leur satisfaction.
Sur terre, précisément, les photographes oeuvraient tant bien que mal, vissés au sol au milieu d'une lettre, appareil plus ou moins protégé d'une plus fine et froide, ou près des stands, en quête
notamment de personnalités - nombreuses cette fois - impliquées dans la campagne des élections régionales. Guy Hascoët (tête de liste B4 de Bretagne
Écologie) s'entretient ci-dessus avec Anne-Marie Kervern, candidate dans le Finistère. On peut en voir quelques autres dans le court album Fresque humaine (colonne de droite : cliquez sur la mini-photo et lancez le diaporama), dont Mona Bras, Christian Troadec... Auraient pu y figurer François de Rugy, député de
Loire-Atlantique,
président du comité de soutien à la liste de Jean-Philippe Magnen (Europe Écologie PdL), Herri Gourmelen, Christian Guyonvarc'h, Nelly Fruchard, Jacky Flipo, et tant d'autres qui voudront bien m'excuser de ne pas les citer.
Les participants ont eu le plaisir d'être salués joyeusement par les passagers du célèbre Eléphant des "Machines de l'Ile", manifestant leur soutien par des chansons ou un
gwenn-ha-du (photo de l'album). Les manifestations pour la réunification, on sait bien que c'est aussi le public !
(1) : Le 28 à 10 h : on peut maintenant voir ici et zoomer la vue
proposée par le site du Télégramme, lequel attribue l'appel à manifester à l'UDB, qui le soutenait certes à fond mais n'en demandait pas plus !
Le tract interlistes Europe Écologie pour la réunification est
consultable
ICI.
N'hésitez pas à le faire suivre autour de vous jusqu'au 14 mars.
Et voici quelques adresses utiles pour la campagne des Régionales
(elles sont sur le tract, mais vous ne pouvez pas les y utiliser directement) :
Pour signer l’appel d’Europe Écologie :
www.europepeecologiepaysdelaloire.fr
puis sur « signer l’appel »
Pour lire le programme et notamment sa page 49 :
www.europepeecologiepaysdelaloire.fr
puis sur « le programme »
Pour rejoindre le comité de soutien présidé par F. de Rugy :
[L'article le plus consulté entre le 14 et le 21 février 2010]
Bon gré, mal gré, la réunification se fraie un
chemin dans le débat des élections régionales. L'engagement d'Europe écologie n'est sans doute pas étranger à l'apparition du sujet dans la campagne d'une autre "grande liste",
celle de Christophe Béchu, tête de liste de l'UMP dans la prétendue région des Pays de la Loire. Même si l'affiche ci-contre et le ralliement accepté de Philippe
de Villiers nuancent fortement les propos tenus en la matière...
Le président du conseil général de Maine-et-Loire(1) et son homologue Bernadette Malgorn (pour la Bretagne résiduelle)
se sont rencontrés à Redon(2) pour rendre public leur désir de dire ensemble quelque chose d'agréable aux électeurs politiquement
sensibles à la correction du découpage anti-breton que nous connaissons. Les deux candidats se prononcent également pour la liaison ferroviaire rapide (30 mn) entre Nantes et Rennes.
Certes, Mme Malgorn se dit favorable à la réunification et M. Béchu au maintien de l'existant. Mais les deux s'accordent pour proposer de reconnaître et de faire vivre l'identité culturelle de la
Bretagne au travers d'une instance ad hoc, dotée d'un budget, qui réunirait les conseillers régionaux élus dans les cinq départements bretons.
Ce plan B moins de réunification ne suscitera certes pas l'enthousiasme des adhérents de l'UDB et de Bretagne réunie, entre autres, mais ...il aura peut-être le
mérite de contribuer à décoincer un PS naguère mieux inspiré.
(1) : Ne dites plus du Maine-et-Loire, car le nom ne doit rien à celui de la province du Maine mais tout
à ceux des rivières la Maine et la Loire. On devrait donc dire la Maine-et-Loire comme la Saône-et-Loire ou l(a)
Ille-et-Vilaine. L'usage du féminin ne s'est cependant pas imposé juisqu'au bout, et la pratique officielle locale règle la question par l'abstention : on laisse tomber l'article et on met "de".
Un compromiis à la Béchu, en quelque sorte...
(2) : Cf. l'article de Marc Le Duc en page OF 44 du 18 février 2010.
[L'article le plus consulté du 1 au 10 février.]
Le Sénat a adopté le 4 février 2010 une partie de la loi de "réforme" des collectivités locales, et a notamment discuté - en verrouillant les portes entr'ouvertes (Lire) - des textes permettant le rédécoupage des régions. Nous y reviendrons après une analyse plus poussée. Mais nous croyons utile à
l'édificationn des Bretons pacifiques et républicains de porter à leur connaissance l'intervention de Jean-Pierre Chevènement sur le sujet :
M. le président. La parole est à M. Jean-Pierre Chevènement,
sur l'article.
M. Jean-Pierre Chevènement. Monsieur le président, monsieur le secrétaire d'État, mes chers collègues, la volonté du Gouvernement est, me semble-t-il, de faire disparaître à terme – j'y
insiste ! – les départements, …
(...) Au départ, le Gouvernement avait prévu un vote dans l'ensemble des communes des départements
concernés. (Eh oui ! sur les travées du groupe socialiste.). Or il a été amené à faire machine arrière, comme il l'a fait – on l'a vu
hier ! – pour la transformation d'un EPIC, un établissement public à caractère industriel et commercial, en commune nouvelle, pour laquelle la commission a considéré qu'il faudrait un
vote de chaque commune concernée. C'est ainsi qu'est maintenant prévu un vote dans chacun des départements concernés. Cette même règle prévaudra à l'article 13 pour les régions.
Pour autant, évite-t-on le risque d'« OPA », amicale ou inamicale ? Je ne le crois pas.
Au demeurant, je m'interroge sur l'intention véritable du Gouvernement. Il est tout de même impensable que le Gouvernement ait pu élaborer ces trois articles en prévoyant un vote dans l'ensemble
des communes de tous les départements concernés et de toutes les régions concernées, sauf à croire que les personnes ayant rédigé ce projet de loi avaient la tête ailleurs ! Mais je demande
à être convaincu…
Où est donc la véritable intention du Gouvernement ?
En encourageant les fusions de départements et de régions, je crains que vous ne vous engagiez dans un processus dont vous n'avez pas réellement mesuré la portée ! Sans vous en rendre
compte, vous allez ouvrir la voie aux régionalismes, voire à certains ethnicismes, …
(...) Faudra-t-il, oui ou non, rattacher la Loire-Atlantique à la Bretagne, opposant ainsi les départements et,
par là même, les élus entre eux ? En Alsace, certains pourront avoir la tentation de créer une sorte de territoire « d'outre-terre » entre les Vosges et le Rhin, sur le modèle de
la Martinique. C'est en ces termes que se posera le débat !
Dès lors que l'on encourage ces fusions, comment pourra-t-on résister aux demandes de scission, de défusion ? Que répondrez-vous, monsieur le
secrétaire d'État, à ceux qui demanderont, par exemple, à Saint-Jean-de-Luz ou ailleurs, la création d'un département basque ?
Ce sont là, à mon avis, des évolutions qu'un législateur sage ne devrait pas encourager ! Même si je note les inflexions très importantes que la commission des lois a apportées en catimini
au texte initial du Gouvernement,…
M. Jean-Jacques Hyest, président de la commission des lois. Ah non ! Pas en catimini !
M. Jean-Pierre Chevènement.
Le Peuple
breton du mois de février sort des presses lundi prochain, premier du mois. Nous en publierons le sommaire dès que possible, mais vous pouvez déjà prendre connaissance de sa
Une, ci-contre.
L'importance politique de ce Peuple breton est claire : c'est celui qui va accompagner les premières semaines de campagne pour les élections régionales des 14 et
21 mars. L'accord entre les composantes Verts, UDB et autres pour la constitution de listes communes dans la circonscription qui regroupe les départements de la "région" Bretagne était déjà
connu. Notre mensuel y revient bien sûr, mais le fait nouveau et important est évidemment l'accord intervenu dans la circonscription des actuels "Pays de la Loire" entre les mêmes composantes (en
gros). Il aura fallu plus de temps dans cette circonscription hétérogène pour formuler une position commune de la liste sur la question de la réunification de la Bretagne.
La Loire-Atlantique est en effet le seul département breton de la circonscription, et l'UDB la seule des formations en cause à être unanime et sans état d'âme sur l'objectif à atteindre.
L'accord ne serait évidemment pas intervenu sans l'engagement de la liste d'inclure dans son programme et dans sa profession de foi une position clairement favorable à l'engagement
du processus "devant permettre la réunfication", ce qui est donc le cas comme on le verra samedi lors de la présentation de cet accord.
Il est donc aujourd'hui acquis que l'une des trois principales listes en présence "portera" cette revendication, ce qui lui vaudra assurément un surcroît d'intérêt pour les électeurs de notre
département. C'est en tout cas une grande première, qui pourrait faire bouger des gens plus coincés !
Ce n'est pas une raison - au contraire - pour oublier notre invitation mensuelle : si vous n'êtes pas encore abonné(e) au Pauple breton, c'est vraiment le moment. Cliquez sur la Une,
imprimez le bulletin d'abonnement et suivez ses indications !
L'Assemblée générale
extraordinaire de Bretagne réunie a rempli son contrat hier à Redon. Si la réforme des statuts n'a pu être conclue dans le détail, les principes en ont été adoptés à une très forte majorité.
Jean-Yves Bourriau, président depuis près de quatre ans et désireux de passer la main à 75 ans après une présidence très active, se voit remplacé par Paul Loret, désigné à
l'unanimité après une brève concertation par le nouveau conseil d'administration Paul Loret apporte notamment l'expérience et les qualités qu'il a montrées dans l'animation de
l'actif comité local de Nantes (plus de 150 adhérents),
Parmi les thèmes qui ont fortement retenu l'attention des
militants, il convient de mentionner ceux - liés - de la réforme territoriale et des modalités de révision de découpage régional qui seront finalement retenues. Les analyses de Yann Le Meur
ont en effet convaincu les participants de la double nécessité, d'une part, de faire évoluer en demandes formelles au Gouvernement les voeux adoptés jusqu'ici par le conseil régional de la
"Bretagne" à quatre et le conseil génénéral de Loire-Atlantique, d'autre part d'assurer la présence dans les nouveaux textes de réelles possibilités de révision du découpage, ce qui n'est pas le
cas en l'état actuel des projets soumis aux assemblées.
Bretagne réunie va parallèlement définir son action au
cours des mois à venir pour assurer le présence du thème de la réunification dans la campagne des élections régionales.
Avant de se séparer, le
s militants ont entendu le témoignage
d'Hervé Morvan, adhérent de Bouée. Dans cette petite commune (807 habitants) d'entre Loire et Sillon, il a lancé une pétition, signée en quelques
semaines par plus de 80 % des 324 personnes en âge de voter sollicitées, demandant au maire de faire voter un voeu en faveur de la réunification, ce qui a été fait dans la foulée et dans la
bonne humeur, à l'unanimité du conseil bouézien moins une abstention (13 votants). Un exemple qui fera évidemment des émules dans les comités locaux...
Illustrations, de haut en bas : Paul Loret, nouveau président de Bretagne réunie - Jean-Yves Bourriau, ému, accueille son successeur - Nicole Bourcy, au coeur du fonctionnement de Bretagne
réunie - Hervé Morvan, militant bouézien heureux du voeu voté par sa commune.
Une Assemblée générale extraordinaire de
Bretagne réunie va se dérouler à Redon samedi 21 novembre.
Elle aura trois objets principaux : le renouvellement de sa direction, la refonte de ses statuts et l'examen de ses orientations pour les mois à venir, inachevé au terme de la dernière assemblée
générale ordinaire.
Si elle est adoptée, la refonte des statuts consacrera le rôle des comités locaux de Bretagne réunie, animateurs efficaces de la présence sur le terrain de la revendication de
réunification. Ils seraient notamment représentés en tant que tels au conseil d'administration (nouvelle appellation de la commission permanente). Les assemblées générales ordinaires
deviendraient des congrès, réunis tous les deux ans. Dans l'intervalle, une assemblée générale des comités locaux assurerait la réflexion commune sur
l'action de terrain (bilan, mutualisation des expériences, préparation des actions locales de la période suivante...).
Le renouvellement de la direction permettra probablement à Jean-Yves Bourriau de prendre le recul qu'il estime nécessaire après bientôt quatre ans d'une présidence
active, marquée par l'émergence beaucoup plus
nette de la réunification dans le débat public. Plusieurs candidats à sa succession se sont manifestés, ce qui est encourageant. La présence médiatique de la réunification et de Bretagne
réunie a d'ailleurs entraîné une progression très sensible des adhésions : environ 20 % en un an.
Chacun constate que le combat a changé de niveau. Bretagne réunie doit maintenant s'organiser pour pouvoir agir à ce niveau. Les combats les plus courts sont ceux qu'on se rend
capables de faire durer.
L'ordre du jour de l'assemblée générale ordinaire est visible en cliquant ici, et le plan
d'accès à la salle de Redon peut être consulté là. Ces deux documents peuvent être imprimés en
ligne.
--> Pour profiter pleinement de la lecture en plein écran des documents en ligne, cliquer s'il y lieu sur la croix blanche en haut à
gauche du cadre principal (face au mot signet).
A vous la parole