"A compter du 1er janvier 2011, pour les catégories de travailleurs mentionnés à l'article L. 2211-1 du code du travail, le montant du salaire minimum de croissance est porté à 9,00 € l'heure en métropole, dans les départements d'outre-mer et dans les collectivités d'outre-mer de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon".
C'est l'article 1er du décret n° 2010-1584 du 17 décembre 2010, publié le 18 au Journal Officiel de la République française.
9 € de l'heure, c'est la taille sociale de la République française.
9 € de salaire brut !
Le salaire mensuel brut correspondant, calculé pour 151,67 heures, passera donc le 1er janvier de 1343,77 € à 1365 €. La stricte progression légale, pas un centime de plus. Comme c'est le cas depuis 5 ans.
Le salaire mensuel net correspondant est de 1073 €.
Ne vous précipitez pas : on n'est pas encore au 1er janvier !
Cette volonté de tenir le smic et tout ce qui s'y rattache est naturellement la contrepartie de la hausse des profits et autres cadeaux dont nous avons déjà beaucoup parlé.
Contrepartie stupide en économie réelle : les revenus minimaux produisent une consommation minimale, qui limite même les profits ...sauf si on croit les trouver dans le super-mécano intellectuel de l'économie "financière".
Dans ce jeu-là, il faut créer ou acheter des bulles et les vendre tant que "les marchés" les croient pleines. Quand on se rend compte qu'elles sont vides, c'est "la crise", et les joueurs demandent à être remboursés. En vrai argent, gagné par ceux qui produisent les vraies richesses.
Ceux-là, il faut qu'ils travaillent plus, pour moins cher, plus longtemps, que leur formation et leur santé coûtent le moins possible, qu'ils se paient leurs retraitent sur des économies utilisables dans la fabrication des bulles...
Le smic n'est d'ailleurs plus qu'une caricature : 20 % des salariés français, pour des raisons diverses, ont maintenant un salaire qui lui est inférieur.
Pour enrichir l'analyse, regardons ci-dessous comment la part des résultats des entreprises distribuée à leurs actionnaires a varié au cours des dernières décennies :
La courbe du bas, en bleu foncé, montre que la part des résultats distribuée aux actionnaires a été multpliée à peu près par 2,5 depuis le milieu des années 70 (la "crise pétrolière", sans doute...). voir la source INSEE. Les dernières années - non figurées ici - ne déparent pas..
[L'article déjà le plus consulté de la semaine du 27 novembre au 4 décembre 2010]
Cité par Laurent Mauduit dans un long article du site Médiapart, l'article 1er de l'ordonnance
du 4 octobre 1945 approche-t-il de ses derniers moments ?
"Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de familles qu'ils supportent."
C'est le texte fondateur de la Sécurité sociale, dont les articles suivants précisent l'organisation.
Dans son article particulièrement documenté, Laurent Mauduit expose comment la "réflexion" gouvernementale sur la couverture des risques de dépendance - appelés à croître dans les décennies à venir - se rapproche peu à peu des rêves de la droite financière dont le Chef de l'Etat est le héraut. La solution "assurance privée", d'abord simplement évoquée, prend de la consistance, de rapport en rapport et de déclaration en déclaration.
Les Bébéar, Kessler, Minc et autres Guillaume Sarkozy(1) rêvent des milliards d'une épargne sociale qui prendrait la relève d'un système par répartition progressivement étranglé.
Introduite au niveau du risque dépendance, et ce dernier croissant avec le vieillissement de la population, tandis que les prestations retraite iraient décroissant, l'assurance privée progresserait fortement dans le secteur des retraites complémentaires, couplé à la prévoyance dépendance et à celle, voisine, de l'assurance maladie...
Le "modèle français" de protection sociale aurait vécu, tué avec le régime par répartition et réduit à un socle de misère pour les moins cotisants, tandis que la couverture des autres serait d'autant plus garantie qu'ils auraient les moyens de souscrire des assurances privées gérées pour le plus grand profit de leurs actionnaires.
(1) : frère de Nicolas et patron du groupe Malakoff Médéric, spécialisé dans la gestion de retraites complémentaires.
Source : article du site (modérément) payant Médiapart : http://www.mediapart.fr/journal/france/281110/vers-une-privatisation-de-la-securite-sociale
Illustration : photomontage de G. et N. Sarkozy emprunté au site Interco-CFDT d'Asnières.
Les quatre manifestations d'aujourd'hui :
Heures et lieux des rassemblements :
Saint-Nazaire : 10 h - devant la gare.
Nantes : 11 h - place du Commerce
Ancenis : 17 h - devant les Arcades
Châteaubriant : 17 h - devant le Théâtre de Verre
Dans toute la Bretagne, les jeunes de l'UDB sont présents avec leurs aînés dans les manifestations organisées pour l'emploi et les retraites.
Au Royaume-Uni, les jeunes Gallois du Playd Cymru font de même et ont même envoyé une délégation à Londres (ci-dessous, photo de la banderole) manifester contre les coupes budgétaires dévastatrices décidées par le gouvernement conservateur de M. Cameron.
Vous pouvez accéder ici au blog des Jeunes de l'UDB (UDBy).
Nouvelle foule, nouvelles touches d'ambiance, mais la détermination, comme la conscience aigüe que beaucoup se joue
en ce moment ne fléchissent pas, bien au contraire au contraire !
En tête de manifestation, immédiatement après le service d'ordre syndical, le cortège des jeunes a encore pris de l'ampleur. Les rangs sont denses. Les slogans ont été répétés et sont repris comme en "fusée". Visiblement, il y a du besoin de changement dans l'air, et l'impatience n'est pas loin.
L'UDB a aussi renforcé sa participation. Au vu de la carte mise en ligne ce soir par Le Monde.fr, la Bretagne s'est autant mobilisée sinon plus que les meilleurs jours passés.
Vous pouvez retrouver des photos de la manif de Nantes dans la rubrique des albums-photos (colonne de droite), en cliquant sur la mini-photo identique à celle de cet article, puis sur "Lancer le diaporama".
[Au 21 octobre : l'article le plus consulté des 7 derniers jours]
On défilait aussi à Ouessant le samedi 16 octobre : 150 manifestants sur une population de 860 habitants. Et l'UDB était aussi là.
Ne laissons pas souffler les commis politiques de la finance :
soyons encore plus nombreux le mardi 19 !
Le 16 octobre a encore été une forte journée de mobilisation, avec - selon le site ouest-france.fr - plus
de 50 000 manifestants à Nantes, de 10 000 à Saint-Nazaire, 3 000 à Ancenis et 1 700 à Châteaubriant.
Aucune lassitude ne se sentait dans la tonalité des manifestations de ce 16 octobre, d'une densité souvent impressionnante et où les lycéens jouaient avec conviction la partition de la solidarité.
L'album photos est très court cette fois-ci. Pour le voir, cherchez dans la colonne de droite la rubrique Albums photos ; dans cette rubrique cliquez sur la mini-photo identique à la photo de cet article, puis sur "Lancer le diaporama".
Les manifestations du 2 octobre pour l'emploi et les retraites ont connu de nouveau un grand succès. Le temps
plus que douteux du matin avait décidé de manifester du bon côté, et par moments, il faisait même très chaud. Nous reviendrons plus tard sur la participation, qui paraîssait -au moins à Nantes -
s'être encore accrue(1).
Dans la rubrique "albums photos" (colonne de droite), vous trouverez une vingtaine de photos de cette manifestation. Cliquez sur la mini-photo correspondant à l'illustration de cet article, puis sur "Lancer le diaporama".
(1) Dans son édition du 3 octobre, Dimanche Ouest-France publie une carte des participations - qui peut être contestée ! - qui confirme des hausses de participation à Nantes, Rennes, Brest, Saint-Brieuc, Quimper notamment , et estime en revanche à la baisse celles de Lorient et Saint-Nazaire. La mobilisation en Bretagne reste nettement plus forte que la moyenne.
Retrouvons-nous samedi 2 octobre
A Nantes, pour les partis de gauche : à 14 h 30 au bas de la rue de Strasbourg. N'oubliez pas drapeaux et badges !
(syndicats, devant l'entrée du CHU)
A Saint-Nazaire : à 15 h; place de l'Amérique latine
A Ancenis, à 15 h, près de la station Esso
A Châteaubriant, à 15 h, place de la mairie
Et si vous avez six minutes de disponibilité, vous pouvez sortir gaiement de l'argumentation démographique avec cette cette video publiée sur dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/xeeo9h_vive-les-retraites_fun#from=embed, qui reprend sous la forme d'un sketch l'idée développée dans le diaporama de l'article ci-dessous.
Nous avons tous entendu ressasser les arguments sur les évolutions démographiques qui rendraient inéluctables l'allongement des cotisations et la baisse des retraites.
Dans nos appels aux manifestations des 7 et 23 septembre, nous avons rétabli quelques solides vérités.
L'UDB a reçu le diaporama ci-dessous, réalisé par le collectif villefranchois "Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites". Il vous plaira.
Cliquez sur la diapositive ci-dessous, tirée du diaporama, sur "ouvrir" puis sur l'image à chaque fois que vous sentirez le besoin de la compléter ou de passer à la suivante.
Les mensonges par omission du discours officiel sont bien mis en lumière.
Profitez-en, n'hésitez pas à en faire profiter d'autres !
Et retrouvons nous plus forts aux prochains rendez-vous !
A vous la parole