Les élus UDB s'investissent quotidiennement pour faire avancer l'enseignement public bilingue. Après la maternelle des Batignolles, où une classe a été ouverte, à la dernière rentrée, grâce à la persévérance de Pierre Even, conseiller municipal et communautaire à Nantes,c'est au tour de Saint-Herblain de voir aboutir un projet de classe maternelle bilingue, à l'école Jacquelin Auriol.
Si les effectifs globaux le permettent, une quinzaine d'élèves devraient, dés la rentrée, entamer un cursus bilingue combinant breton et français.
Cette réussite est le résultat du travail discret mais tenace de Michel François, conseiller municipal délégué au patrimoine, preuve que notre présence au sein des communes est indispensable au développement de la langue et de la culture bretonne.
[L'article - à son deuxième jour de parution - le plus consulté entre le 3 et le 13 janvier 2011]
L'agence rennaise de Pôle Emploi avait refusé à Ana Sohier (photo), conseillère municipale UDB de Rennes, un chèque libellé en breton, retourné avec un post it
comminatoire.
C'était mal connaître notre camarade que de l'imaginer acceptant sans broncher cette manifestation - peut-être inconsciente, mais déplacée - de nationalisme linguistique !
Alertant la presse et sa banque, Ana a eu la satisfaction d'enregistrer quelques jours après les excuses publiques de Pôle Emploi avec l'engagement d'encaisser son chèque et ses semblables.
La banque d'Ana, le Crédit Mutuel de Bretagne, a rappelé pour sa part qu'une convention internationale signée en 1931 à Genève(1) reconnaît la validité des chèques rédigés en langue régionale, dès lors que cette langue est celle préimprimée sur les formules de chèques.
Le CMB indique que 7000 de ses clients utilisent les chéquiers en breton qui figurent depuis 1982 dans son offre de services.
(1) : Alors siège de la Société des Nations, ancêtre de l'ONU.
Elèves, enseignants, familles se sont retrouvés hier soir (14 décembre) à la Maison du Temps Libre de Saint-Herblain pour la Fête du
collège.
En voici d'abord le compte rendu en images.
En cliquant sur la photo ci-contre, puis sur Lancer le diaporama, vous accéderez à l'album photo de la soirée très vivante et visiblement appréciée.
[L'article le plus consulté de la semaine du 6 au 12 décembre 2010]
Internationalement reconnu comme l'un des meilleurs experts du plurilinguisme et
notamment du plurilinguisme précoce, le professeur Gilbert Dalgalian sera le 24 janvier à Saint-Herblain à l'invitation de l'Office public de la Langue bretonne,
pour apporter l'éclairage et les réponses du scientifique aux questions que se posent les parents et les enseignants (entre autres)
sur l'apprentissage précoce de plusieurs langues, en particulier dans le cas - qu'il suit de près - de l'ouverture de filières bilingues
français-breton dès l'école maternelle.
Plusieurs d'entre nous eu l'occasîon l'an dernier d'assister à Nantes à une réunion d'information précédant l'ouverture de la filière de l'école des Batignolles. Nous ne pouvons qu'engager les lecteurs de ce blog à venir le rencontrer. Gilbert Dalgalian fait partie de ces scientifiques dont la clarté et le sens de l'écoute procurent l'inoubliable plaisir de découvrir ce qu'il nous semble ensuite avoir toujours su.
Cette rencontre aura lieu à 19 h au centre socio-culturel du bourg de Saint-Herblain.
Dès maintenant, parlez-en autour de vous, en particulier aux parents d'enfants de 2 à 5 ans habitant Saint-Herblain ou les proches environs, mais aussi à tous vos amis susceptibles de prendre intérêt à ces échanges publics. Entrée libre.
Illustration : le Pr Dalgalian à Nantes en 2009. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont plusieurs seront disponibles en fin de réunion.
Une très bonne video de Biarritz Demain sur Dailymotion vous donnera envie d'écouter plus longtemps Gilbert Dalgalian !
L'école publique des Batignolles sera, à la rentrée de septembre 2010, la deuxième école de
Nantes, après celle des Marsauderies, à proposer une filière bilingue français-breton.
Comme il se doit, l'ouverture de la filière sera progressive. Elle commence par l'ouverture d'une classe de maternelle, suivie d'une période d'observation qui peut s'étaler sur trois ans, peut-être moins si la croissance des effectifs dans le cycle 1 permet d'identifier plus raoidement un groupe d'au moins 15 élèves susceptible de suivre un cycle 2.
Comme le fait depuis maintenant trois ans la filière des Marsauderies, celle des Batignolles viendra alimenter le collège Rutigliano où se pouorsuit la scolarité bilingue.
Cette ouverture représente une avancée intéressante pour l'enseignement bilingue français-breton à Nantes, demandée depuis plusieurs années par l'association de parents Div Yezh et qui faisait l'objet de nombreux soutiens, dont ceux de la Ville de Nantes. L'ouverture de cette nouvelle filière constituait en effet, à l'initiative des candidats UDB, l'engagement n° 179 de l'équipe municipale élue en 2008. Pierre Even et Maïté Pellen ont du reste suivi en permanence l'évolution du dossier en liaison avec les élus socialistes délégataires du secteur Enseignement.
Cette ouverture est aussi une avancée encourageante pour toutes celles et tous ceux qui, de plus en plus nombreux, savent que le bilinguisme précoce favorise non seulement l'apprentissage ultérieur de toute autre langue mais aussi l'aptitude de l'esprit à percevoir la diversité du réel et à adopter les comportements appropriés.
Le professeur Gilbert Dalgalian, linguiste réputé internationalement, était venu s'entretenir à Nantes l'an dernier avec un groupe de parents intéressés (photo).
Pour satisfaire une demande estivale non négligeable, le calendrier-poster édité chaque année par les Presses Populaires de Bretagne
sort des presses au début de l'été.
La photo retenue pour 2011 représente une scène des grandes grèves qui ont marqué l'histoire de Fougères en 1907 : la soupe de la solidarité proposée aux familles touchées.
Vous pouvez retenir dès maintenant un ou plusieurs calendriers en laissant un message sur ce site (cliquez sur "contact" en haut et à droite de la page d'accueil.
Indiquez vos nom et prénom, la quantité souhaitée et un numéro de téléphone pour vous joindre.
Le calendrier est vendu 7 € l'unité s'il peut vous être remis, 10 € s'il y a des frais de port.
Faites passer le message !
[Cet article du 29 juin, repris du blog de l'élu UDB de Saint-Herblain, est dès sa parution le plus consulté du mois de juin !]
Samedi 26 juin, on a vu apparaître aux entrées et sorties de Saint-Herblain les premiers doubles panneaux en
français et en breton. Personnellement je n'ai vu "mon premier" que ce matin (mardi 29), alors que je revenais
de la place Mendès-France avec ma fille qui sortait d'une séance chez l'orthodontiste.
Dans les heures qui ont suivi; j'en ai entendu parler plusieurs fois : "J'en ai vu un ici !" ou "C'est bien, il y a même les
panneaux de sortie !". Et ma fille, un peu déçue quand même : "C'est dommage que le panneau de Nantes ait l'air tout petit, tout seul, rien qu'en
français...". Je l'ai rassurée : "Ça viendra. C'est même Nantes qui a commencé par ici il y a longtemps !".
Et je lui ai parlé des premières inscriptions
Naoned, sur de grands panneaux d'entrée à contenu touristique, installés par la municipalité Chenard. Puis du nouveau grand pas représenté par les panneaux Naoned
installés par la municipalité Ayrault, certes en caractère un peu plus petits et en italique, mais sur les même supports que les panneaux réglementaires en français. Le troisième grand pas est maintenant franchi à Saint-Herblain : non seulement les supports sont les mêmes, mais les caractéristiques des panneaux aussi.
A Saint-Herblain, la première série de panneaux correspond à des panneaux de périphérie de la commune ne comportant pas de complément désignant les quartiers. Cela se fera un peu plus tard, et pour les panneaux inter-quartiers à l'intérieur de la commune, on verra. Peut-être avec les conseils de quartier ?
Chacun comprend bien en effet que ces panneaux n'ont pas d'abord une vocation utilitaire : ceux qui voyagent avec la carte tout en breton de l'Ofis ar Brezhoneg sont encore rares ! Les panneaux bilingues sont d'abord un clin d'oeil amical à tous ceux qui parlent breton, le comprennent, ou simplement ont envie qu'il vive lui aussi sur la place publique !
Et vous verrez : le breton fait aussi beaucoup parler nos visiteurs. Je me souviens de mon premier mandat à Nantes, et d'un déjeuner de 1989 avec des invités
géorgiens de Tbilissi, avec laquelle Nantes est jumelée. J'y représentais la ville et avais le dangereux honneur de porter régulièrement des toasts en alternance avec le chef de la
délégation géorgienne.
Lorsqu'en levant mon verre, j'eus l'idée de dire "Yec'h mat !" (bonne santé !), les questions
fusèrent, en moins de cinq minutes le géorgien remplaça le russe, le professeur de lettre géorgien de Nantes prit avec talent le relais des interprètes officiels, et le repas déborda de
...quatre heures la durée prévue ! Je m'en sens encore coupable vis-à-vis des interprètes qui se demandaient ce qu'ils faisaient là, des services du protocole ...et des hôtes prévus pour
l'après-midi, auprès desquels il fallut se décommander, coup de fil après coup de fil. Aurais-je mieux servi le rayonnement de Nantes en parlant ligérien ?
Illustrations : photos prises à Saint-Herblain, au carrefour du boulevard du Tertre et de la rue de Saint-Nazaire, près de la station Romanet. Ceux qui connaissent les yeux et qui regardent les photos du bas peuvent dire que le panneau n'est pas caché en rase campagne !
Attention ! les kilomètres courus sont maintenant les 132 et 133 à Sautron !
En raison de contraintes imprévues, l'UDB a demandé que les kilomètres retenus à son nom soient modifiés. Ce sont désormais les 132 et 133 à Sautron. Merci de bien vouloir excuser ce changement tardif.
Il y a un siècle, la langue bretonne était parlée par 1,2 mllions de
personnes de tous âges, selon les estimations les plus courantes.
Aujourd'hui, les estimations se situent un peu au-dessous de 200 000 locuteurs, âgés dans leur grande majorité.
On connaît les causes sociales, économiques et surtout politiques de cette évolution, voulue par un pouvoir qui ne s'est pas toujours caché pour dire, comme le ministre Anatole de Monzie en inaugurant le pavillon Bretagne d'une exposition universelle : "Pour l'unité linguistique de la France, la langue bretonne doit disparaître !", ou comme Georges Pompidou en vacances à Fouesnant : "Il n'y a pas de place pour le breton dans une France destinée à marquer l'Europe de son sceau !". Et ce sont les descendants politiques de ces braves gens qui nous sermonnent sur le communautarisme...
Ar Redadeg (la course), une spectaculaire courses-relais de 1 200 km de Rennes à Pontivy en passant par nos cinq départements, a pour ambition de traduire, du 10 au 15 mai prochains, la volonté des Bretons de voir leur langue passer encore et toujours d'une génération à l'autre, à l'image du témoin qui va changer de main tous les kilomètres pendant 5 jours.
Chaque kilomètre a vocation a être "sponsorisé" pour 100€ par une association, une entreprise, une
collectivité, des particuliers qui s'associent, une classe, une équipe sportive... Les dons ainsi encaissés, répartis par le "comité des sages" de la Redadeg, serviront à
financer des projets (cours, radio, théâtre, journaux, écoles...) concourant à facilitr la promotion du breton et donc le passage de témoin vers les prochaines
générations.
La Fédération de Loire-Atlantique de l'UDB a décidé de sponsoriser deux kilomètres de cette course en Loire-Atlantique. Ce sont les kms 132 (vers 1 h 10 au lieudit La Petite Noë au nord du bourg) et 133 (vers 1 h 16 sur la D 81) à Sautron. Que tous ceux qui le peuvent viennent courir ces kilomètres ou être présents lors des passages de témoin. Pensez aux appareils photo, aux gilets fluo et aux lampes de poche ! Et, par prudence, prévoyez d'arriver au moins un quart d'heure avant l'heure de passage annoncée).
Les illustrations sont empruntées au site officiel de la Redadeg : http://ar-redadeg.org/drupal/fr/node/46. Elles représentent des scènes de la première Redadeg (2008).
Le Figaro n'est pas votre bible, ni le classement annuel des lycées votre boussole ? Mais quand ce quotidien - plus lu du côté de Neuilly que dans les cafés carhaisiens ou nantais - publie un titre comme celui-ci, on ne peut pas rester totalement indifférent :
Ce classement, basé en gros sur les résultats 2009 au baccalauréat des élèves présents dans les établissements depuis la seconde, concerne tout de même 1930 lycées, qui ont tous des qualités et des défauts, des atouts et des handicaps. Que l'unique lycée Diwan soit classé ...deuxième ne peut être tout à fait dépourvu de signification !
Au rang des atouts, il y a sans doute les effectifs, même s'ils se rapprochent aujourd'hui des effectifs moyens des autres lycées(1). Il y a peut-être le niveau culturel des familles, si l'on veut ignorer tous les concurrents sur ce thème ! Il y a peut-être la pédagogie ouverte, choix que d'autres pourraient faire...
Au rang des handicaps, il y a sûrement les faibles moyens matériels du lycée Diwan, victime de la discrimination "constitutionnelle" envers l'usage public du breton, l'insuffisance et la précarité de son installation, les déplacements géographiques consentis par les élèves et leurs familles...
Le classement est pourtant là, que le site de Diwan Breizh(2) commente sobrement, renvoyant aux
critères de classements expliqués par le journal, comme "la capacité de l'établissement à accompagner et à faire progresser les élèves".
Il est en tout cas édifiant de voir avec quelle retenue on évoque, dans les milieux empesés de culture "universelle" (mais monolingue) française, le possible atout que serait surtout le bilinguisme dans l'acquisition des langues et de bien d'autres connaissances.
Car, même si un classement peut toujours être contesté, il ressort au moins de celui-là que la scolarité bilingue breton-français n'est pas un handicap, bien au contraire !
Ne manquez pas l'occasion de vous renseigner (articles, conférences, réunions...).
(1) : Et il y a beaucoup de lycées à faibles effectifs parmi les derniers du classement !
(2) : faire si nécessaire une recherche sur "classement". Vous aurez aussi un renvoi sur Le Figaro.
Photo (empruntée au site du lycée Diwan) : l'implication des parents compte aussi parmi les facteurs de modivation et de succès.
La Redadeg (course) est organisée tous les deux ans à travers les cinq départements
bretons. Les photos illustrant cet article sont tirées du parcours 2008.
Son but est de dégager des moyens financiers pour contribuer au financement des filières et associations travaillant à la promotion de la langue bretonne. Le moyen proposé à tous (particuliers, familles, équipes sportives, associations, entreprises, collectivités...) est l'achat de kilomètres. Chaque kilomètre est "vendu" 100 €, et l'acquéreur sponsor est invité à le courir, à le faire courir par un représentant ou par un participant désigné si besoin par les organisateurs.
La course se déroule sans interruption, de nuit comme de jour, pendant une semaine, jusqu'à son terme. Les coureurs qui représentent un sponsor courent naturellement le(s) kilomètre(s) sponsorisé(s), mais il leur est possible de commencer avant comme de continuer après. Comme il est possible à toute personne de participer indépendamment de toute sponsorisation.
Le fractionnement en kilomètres permet de matérialiser, par autant de passages de témoin, le grand passage de témoin de la langue bretonne d'une génération à l'autre.
C'est dire toute la force symbolique de la Redadeg, et l'intensité des sentiments et des volontés en jeu.
Cette année, la course entre en Loire-Atlantique par Saint-Nicolas-de-Redon dans la soirée du 10 mai, atteint dans la nuit
Saint-Herblain (2h54) et Nantes (3h42) et passe une première fois la Loire et poursuit le 11 par Rouans (6h56) pour être à Pornic à 9h26, repasser la
Loire entre Saint-Brevin (11h17) à Saint-Nazaire (12h23) vers Guérande (14h28) et La Roche Bernard (17h27), et poursuivre vers Vannes.
Cliquez sur la photo du haut pour accéder au site officiel de la Redadeg 2010, et sur celle du bas pour pouvoir imprimer chez vous un achat de kilomètre.
Photo du bas : Damaris Merlet porte le témoin au km 71 (entrée à Redon en venant de Nantes) symboliquement acquis par Bretagne réunie en 2008.
A vous la parole