Dans tout débat sur la
réunification de la Bretagne arrive tôt ou tard un couplet d'artistes sur la "taille européenne", celle qui conviendrait mieux - forcément mieux - que celle de nos seuls cinq
départements, mais dont les mêmes artistes ne se soucient jamais à propos de la mini-Bretagne (à 4) ou des Pays de la Loire...
Allez, pour une fois, c'est nous qui entonnons, en comparant la Bretagne avec les États de l'Union.
La population de la Bretagne représente 5,6 fois celle de Chypre, 3,1 fois celle de l'Estonie, 1,1 fois celle de l'Irlande, 1,8 fois celle de la Lettonie, 1,2 fois celle de la Lituanie, 9,5 fois celle du Luxembourg, 10,8 fois celle de Malte, 2,2 fois celle de la Slovénie.
Pour ne pas nous arrêter en si bon chemin, ajoutons que notre population représente aussi 52,7 % de celle de l'Autriche, 42,0 % de celle de la Belgique, 57,3 % de celle de la Bulgarie, 85,7 % de celle du Danemark, 83,2 % de celle de la Finlande, 40,5 % de celle de la Grèce, 43 % de celle de la Hongrie, 42,8 % de celle du Portugal, 42,2 % de celle de la République tchèque, 79,6 % de celle de la Slovaquie, 48,7 % de celle de la Suède.
Enfin, comme il nous reste un peu d'encre, remarquons que l'Union européenne compte huit Etats de moins de 50 000 km² (la Bretagne en fait 35 000) : la Belgique, Chypre, le Danemark, l'Estonie, le Luxembourg, Malte, les Pays Bas, la Slovaquie et la Slovénie.
Rappelons que nous comparons ici la Bretagne avec des États de l'U.E. Nous n'osons pas imaginer combien de régions "de taille européenne" comptent ces malheureux pays. Pas plus d'une ou deux chacun emichañs1...
1. E brezhoneg : j'espère...
[Illustration : fichier Clipart.]
Nos visiteurs connaissent Kristian Guyonvarc'h, qui adhéré à Nantes à l'UDB et qui est aujourd'hui vice président du Conseil régional de Bretagne (B4). Il a récemment été
interviewé par le journal LEMA, qui exprime les positions du Parti national basque (PNV, "centriste" à la manière basque (plus large que la manière française) et adhérent comme l'UDB à
Régions et Peuples Solidaires.
Il nous paraît intéressant de proposer à nos visiteurs le contenu (en français) de cet entretien. Lire ici.
La dotation de la région Bretagne en fonds structurels européens pour 2007-2013, telle que la France l'a négociée en catimini, est en réduction de 30 % par rapport à 2000-2006. La réduction moyenne pour les régions de l'Hexagone est de 26 %, et seulement de 21 % pour l'Ile-de-France. Ces fonds, qui sont en principe destinés à compenser les inégalités et handicaps territoriaux, servent donc en France à les accroître au profit des régions les mieux loties ! On comprend que « leur République » ait tenu secrets les résultats des négociations pendant plus d'un mois après leur conclusion, alors que les régions des autres États avaient reçu les informations en temps opportun. Le centralisme donne le bras long au communautarisme francilien...
A vous la parole